.
.

L'actualité, en toute intégrité

.

Zéro tarif et opportunités partagées: la Chine ouvre son marché à l’Afrique

MCS n°4 : les acteurs de l’éducation conjuguent leurs expertises pour améliorer les performances du système éducatif


Après plusieurs jours d’échanges et d’analyses consacrés aux performances du système éducatif burkinabè, la cinquième journée de la Mission conjointe de suivi (MCS) n°4 a été marquée par la visite de plusieurs membres du Gouvernement auprès des groupes thématiques. Cette immersion a permis aux Ministres de s’enquérir de l’état d’avancement des travaux, d’échanger avec les participants sur les difficultés relevées et de formuler des orientations en vue de consolider les conclusions et recommandations de la mission.

La cinquième journée de la MCS n°4 a connu une séquence particulière avec la présence d’une délégation gouvernementale composée notamment du Ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, du Ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, ainsi que du Ministre des Serviteurs du peuple.

À travers cette visite, les autorités en charge de l’éducation ont voulu rester au contact des acteurs mobilisés dans le cadre de cette mission. Dans les différents groupes, les rapporteurs ont présenté l’évolution des travaux et exposé les principales préoccupations identifiées. Ces présentations ont donné lieu à des échanges directs entre les membres du Gouvernement et les participants.

Le Ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Jacques Sosthène DINGARA, a apporté des éléments de réponse à plusieurs préoccupations et donné des orientations pour la poursuite des réflexions. Les discussions ont notamment porté sur la cantine endogène, l’accès à l’éducation et la problématique des infrastructures. Les techniciens présents ont, eux aussi, apporté des éclairages sur les différentes questions soulevées.

De son côté, le Ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, le Camarade Professeur Moumouni ZOUNGRANA, a mis l’accent sur la formation continue des enseignants, considérée comme un facteur déterminant dans l’amélioration de la qualité de l’éducation. Il a appelé les acteurs à ne pas limiter l’appréciation des compétences à la seule possession des diplômes, mais à accorder une place plus importante aux savoir-faire et aux compétences professionnelles. Il a également encouragé une évolution de certaines pratiques professionnelles.

Peut être une image de une personne ou plus et estradeDes groupes thématiques au croisement des expertises

Cette étape de la mission intervient après plusieurs jours de travaux en ateliers thématiques, lancés à la suite de la cérémonie officielle d’ouverture du lundi 3 août. Les participants sont appelés à examiner le rapport de suivi financier ainsi que le rapport physique de mise en œuvre du plan d’action 2025 du Plan stratégique de développement de l’éducation de base et de l’enseignement secondaire (PSDEBS).

Dans les groupes de travail comme lors des séances plénières, les acteurs analysent les résultats obtenus, identifient les insuffisances et dégagent des recommandations susceptibles d’améliorer la mise en œuvre des actions et les performances du système éducatif burkinabè. Les réflexions concernent notamment l’accès à l’éducation, le pilotage, l’éducation non formelle, les finances et la qualité.

Au sein du groupe « Qualité », présidé par Pierre ZANGRÉ, directeur de l’encadrement pédagogique de la formation initiale et continue, les participants travaillent en séance plénière sur le projet de rapport soumis à leur appréciation. Le document est projeté et examiné point par point. « Le travail est organisé de façon plénière, tout en projetant le projet de rapport proposé afin de l’analyser point par point », a expliqué le président du groupe.

Les échanges s’appuient à la fois sur les données contenues dans le rapport et sur les expériences des participants. Pour Pierre ZANGRÉ, la diversité des profils constitue un véritable atout. Les représentants des services ministériels, des ONG, des associations et des partenaires sociaux confrontent leurs expériences et leurs points de vue sur les problématiques éducatives. Cette diversité des regards doit permettre d’améliorer la qualité du document final et de dégager des recommandations pertinentes.

Dans le groupe « Accès à l’éducation de base et à l’enseignement secondaire », les travaux sont principalement consacrés à l’examen du rapport de suivi financier et du rapport physique. Sogo Batia BAVAPOULA, directeur de la faculté de la planification et du suivi-évaluation à la DGESS du MEBAPLN et vice-président du groupe « Accès », explique que l’objectif est d’apprécier les performances enregistrées, de faire ressortir les acquis, de relever les points nécessitant des améliorations et d’identifier les défis auxquels le secteur doit faire face.

Le groupe « Pilotage », présidé par Awa Laurentine YOUGBARÉ/OUÉDRAOGO, de la DDI du MEBAPLN, s’intéresse pour sa part à la qualité du rapport de suivi. Les participants procèdent à une lecture du document aussi bien sur le fond que sur la forme. Ils relèvent les éventuelles insuffisances et proposent des recommandations destinées à améliorer la suite du processus.

L’éducation non formelle fait également l’objet d’une attention particulière. Sous la présidence de Jean Noël Tanganambou OUÉDAN, le groupe dédié à ce sous-secteur examine les questions liées à l’accès, à la qualité et à son développement. Les conclusions de ses travaux feront l’objet d’un rapport qui sera ensuite soumis à l’examen du grand groupe.

La mobilisation des acteurs constitue également un élément important de cette mission. Chargé de la modération générale des travaux, Guy WAONGO, Inspecteur Général des Services, veille à la participation effective des différentes composantes présentes. Au terme de sa tournée auprès des groupes, il constate une mobilisation globalement satisfaisante des représentants des services du ministère, des partenaires sociaux, des ONG et des associations. La diversité des contributions permet ainsi d’enrichir les discussions et de renforcer la solidité des conclusions.

Les différentes analyses et propositions issues des groupes seront mises en commun afin de dégager les principales conclusions et recommandations de la MCS n°4. En croisant les données, les expériences et les expertises, la mission entend contribuer à une meilleure mise en œuvre du plan d’action 2025 du PSDEBS et, plus largement, à l’amélioration des performances du système éducatif burkinabè.

La présence des membres du Gouvernement auprès des groupes de travail vient renforcer cette dynamique. En prenant connaissance des résultats obtenus, en écoutant les difficultés exprimées par les acteurs et en apportant des orientations stratégiques, les Ministres réaffirment l’importance accordée au suivi des performances et à l’amélioration continue du système éducatif.

Pour conclure cette étape, le Ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, le Camarade Jacques Sosthène DINGARA, a invité les participants à poursuivre les travaux avec engagement et responsabilité. Il les a exhortés à mettre pleinement à contribution leurs expertises et leurs expériences afin que les réflexions engagées et les recommandations formulées puissent contribuer concrètement à bâtir un système éducatif plus performant, résilient et adapté aux besoins du Burkina Faso.

La clôture de la Mission conjointe de suivi n°4 est prévue pour ce samedi 8 août 2026. Elle devrait permettre de présenter les principales conclusions des travaux et de dégager les recommandations destinées à renforcer la mise en œuvre du plan d’action 2025 du PSDEBS et l’amélioration continue des performances du système éducatif.

Photos DCRP/MEBAPLN

Share Button

Avis

  • Total Score 0%
User rating: 0.00% ( 0
votes )



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *