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Football burkinabè : 27 arbitres élites formés aux nouvelles lois du jeu et aux exigences du haut niveau


Le Cours MA/FIFA 2026 destiné aux arbitres élites a pris fin ce samedi 8 août 2026 à Ouagadougou, au terme de cinq jours de formation consacrés aux nouvelles lois du jeu et aux exigences de l’arbitrage de haut niveau. À la clôture, la Fédération burkinabè de football (FBF) a appelé les officiels à assumer pleinement leurs responsabilités, tandis que l’expert FIFA Jérôme Efong Nzolo a salué les progrès enregistrés par l’arbitrage national.

Vingt-sept arbitres, dont quatre femmes, ont pris part à cette session de perfectionnement organisée à Ouagadougou. Pendant cinq jours, arbitres et arbitres assistants ont alterné enseignements théoriques et exercices pratiques afin de renforcer leur maîtrise des nouvelles exigences du football moderne.

Le vice-président Kassoum Traoré invitant les stagiaires de faire preuve de courage dans l’application des lois du jeu

Représentant le président de la FBF à la cérémonie de clôture, le vice-président Kassoum Traoré a livré un message particulièrement ferme aux stagiaires. Pour lui, la qualité de l’arbitrage demeure l’un des principaux garants de la crédibilité d’une rencontre. « Un match de football est réussi quand l’arbitrage est correct », a-t-il affirmé, qualifiant les arbitres de « fer de lance du football burkinabè ». Face aux stagiaires, il a surtout insisté sur la nécessité de faire preuve d’autorité et de courage dans l’application des lois du jeu. « N’ayez pas peur d’appliquer les lois du jeu. Soyez avertis et dignes. Appliquez ce que vous avez appris », leur a-t-il lancé.

Kassoum Traoré a également rappelé que les prestations arbitrales se retrouvent régulièrement au centre des critiques lorsque le déroulement d’un match suscite la controverse. D’où, selon lui, la nécessité pour les officiels de rester concentrés, impartiaux et suffisamment préparés pour assumer leurs décisions.

Durant la formation, les participants ont été confrontés à plusieurs situations caractéristiques de l’arbitrage moderne. Les modifications des lois du jeu pour la saison 2026-2027, les incidents dans la surface de réparation, le challenge, la faute tactique, le hors-jeu et les fautes de main figuraient notamment parmi les principaux modules étudiés. Le positionnement des arbitres et la lecture du jeu ont également occupé une place importante dans les travaux.

Jean Ouattara, porte-parole des arbitres formés

Le porte-parole des stagiaires, Jean Ouattara a particulièrement mis en avant les séances pratiques réalisées avec des joueurs. Ces exercices ont permis aux participants de confronter les connaissances théoriques aux réalités du terrain et de mieux assimiler les situations de jeu étudiées. Pour le porte-parole des arbitres, l’appartenance à l’élite ne saurait être considérée comme un acquis définitif. « Le statut d’arbitre élite n’est pas un privilège acquis, mais une responsabilité qui se renouvelle à chaque désignation », a-t-il souligné.

Au nom de ses camarades, Jean Ouattara s’est engagé à transformer les acquis de la formation en performances concrètes. « Notre meilleur remerciement à la FIFA, à la Fédération et à nos instructeurs sera notre capacité à transformer la formation en performance », a-t-il déclaré.

Quelques doléances des stagiaires à l’issue de la formation

Si les stagiaires ont salué la qualité de la formation, ils ont également profité de la clôture pour formuler plusieurs doléances.

Ils souhaitent notamment disposer de matériel moderne permettant d’améliorer la communication entre les officiels pendant les rencontres, notamment des kits d’oreillettes et des drapeaux électroniques. La question de la VAR a également été évoquée. Les arbitres ont plaidé pour des sessions de formation plus approfondies sur cette technologie, qu’ils considèrent désormais comme indispensable pour rester en phase avec les standards internationaux de l’arbitrage.

Ces préoccupations ont été prises en compte par la FBF. Par la voix de son vice-président, l’instance fédérale a toutefois appelé les arbitres à ne pas limiter leurs engagements aux déclarations de circonstance.

Kassoum Traoré a ainsi insisté sur la nécessité de traduire les promesses en actes, à travers la préparation, la communication et surtout la qualité des décisions prises sur le terrain. Dans cette perspective, le suivi des officiels sera renforcé par la Commission centrale des arbitres. Les désignations et les éventuelles promotions devront, a-t-il précisé, demeurer fondées sur « le mérite et la compétence ».

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La FIFA salue la progression de l’arbitrage burkinabè

Présent à cette session, l’expert FIFA Jérôme Efong Nzolo s’est montré satisfait du niveau d’engagement des participants. Il s’agissait de son quatrième séjour au Burkina Faso dans le cadre de ce type de formation. « L’arbitrage burkinabè monte en puissance. Je suis heureux de le constater », s’est-il réjoui.

L’ancien arbitre a toutefois exhorté les officiels à mesurer la responsabilité qui leur incombe lorsqu’ils représentent le Burkina Faso sur les terrains. Il les a notamment invités à « siffler juste et bien », tout en assumant pleinement les exigences liées à leur fonction.

Concernant les besoins exprimés par les stagiaires, notamment l’équipement en oreillettes et la formation à la VAR, l’expert FIFA s’est montré prudent. Il a reconnu la complexité de la technologie de l’assistance vidéo à l’arbitrage, tout en se déclarant disposé à examiner la possibilité d’accompagner les nouveaux arbitres élites burkinabè dans l’acquisition d’oreillettes.

Photo de famille

Au terme de ces cinq jours de travaux, le message de la FBF est donc clair : la formation ne constitue qu’une étape. Pour les arbitres élites, la véritable évaluation commencera dès leurs prochaines désignations.

Comme l’a rappelé Kassoum Traoré, le véritable certificat de réussite du cours ne sera pas l’attestation remise aux participants, mais « la qualité de vos prochaines prestations ». Pour l’arbitrage burkinabè, l’enjeu est désormais de transformer les connaissances acquises en décisions justes, cohérentes et assumées, afin d’accompagner la montée en gamme du football national.

John Leonel KABORE

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Pengdwendé John Ulrich Leonel KABORE est un journaliste qui s'intéresse aux questions de Développement Durable, Sport, Culture, Nouvelles Technologies et Protection sociale.


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