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Burkina/nouveau Code du travail : des protections renforcées pour les travailleurs


Les députés de l’Assemblée législative du Peuple (ALP) ont adopté, le mercredi 6 mai 2026 à Ouagadougou, le projet de loi portant nouveau Code du travail au Burkina Faso. Défendu devant la représentation nationale par le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, ce texte ambitionne de moderniser les relations professionnelles, de favoriser la création d’emplois et de mieux protéger les travailleurs face aux nouvelles réalités du monde du travail.

Le nouveau Code qui remplace celui adopté en 2008, est structuré en 10 titres, 30 chapitres et 441 articles. Selon le gouvernement, il vise à instaurer un meilleur équilibre entre les intérêts des travailleurs, des employeurs et de l’État, tout en renforçant la compétitivité des entreprises et la promotion du travail décent.

Un encadrement accru du travail temporaire et des contrats précaires

Parmi les principales innovations, figure l’encadrement plus rigoureux du travail temporaire. Désormais, la durée de mise à disposition d’un travailleur intérimaire est limitée à un an. Le texte consacre également le principe d’égalité de rémunération entre le travailleur temporaire et le salarié permanent occupant le même poste avec une qualification équivalente. Le recours au travail temporaire est aussi limité à des cas précis afin d’éviter les abus constatés dans certaines entreprises.

La nouvelle loi prévoit également la limitation du renouvellement des contrats à durée déterminée (CDD) à deux reprises maximum avec le même travailleur. Cette mesure vise à lutter contre la précarisation excessive de l’emploi. Le texte harmonise par ailleurs la durée du CDD à deux ans aussi bien pour les travailleurs nationaux que non nationaux, mettant fin à une discrimination jugée défavorable aux Burkinabè.

Le nouveau Code introduit aussi plusieurs dispositions en faveur de la protection sociale des travailleurs. Les dommages et intérêts en cas de licenciement abusif passent de 18 à 24 mois de salaire. La force majeure n’est plus considérée comme une cause automatique de suspension sans solde du contrat de travail, mais comme une situation pouvant conduire au chômage technique.

Autres avancées notables, on retient la reconnaissance du harcèlement moral dans les relations professionnelles, la redéfinition du harcèlement sexuel pour faciliter les poursuites judiciaires, ainsi que l’encadrement du télétravail devenu plus fréquent avec les évolutions technologiques. La durée du repos pour allaitement accordé à la femme salariée passe également de 14 à 15 mois afin de s’aligner sur le régime de la fonction publique.

Jérôme KABORE

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