Une opération de contrôle menée à Tenkodogo par les agents de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) a permis de mettre au jour une cargaison de stupéfiants. L’exploitation de cette première saisie a ensuite conduit à la découverte, à Ouagadougou, de faux billets de banque d’une valeur faciale totale de 60 millions de francs CFA.
Tout commence le 23 juillet 2026 à Tenkodogo, lors d’un contrôle de routine effectué sur un véhicule de transport en commun. Les agents de la Direction de la Surveillance du Territoire découvrent des boules de stupéfiants soigneusement dissimulées à bord du véhicule.
Cette découverte conduit à l’ouverture d’une enquête confiée à une unité spécialisée de la DST, présentée comme un bras opérationnel du renseignement et des investigations de la Direction générale des Douanes.
Des stupéfiants aux faux billets
À partir de cette première saisie, les enquêteurs prennent le relais de l’équipe chargée du contrôle routier. Le véhicule est acheminé pour les besoins de l’enquête, les passagers sont entendus et les différents indices recueillis sont minutieusement exploités.
Le croisement des renseignements, des éléments matériels et la coopération entre les services concernés permettent, après plusieurs jours d’investigations discrètes, de localiser à Ouagadougou plusieurs liasses de faux billets.
Selon les informations communiquées par les services douaniers, les coupures étaient matériellement bien imitées et conditionnées dans le but d’être injectées dans les circuits économiques. Leur valeur faciale totale est estimée à 60 millions de francs CFA.
Les suites de l’enquête ont désormais été confiées aux services compétents afin de poursuivre les investigations et d’établir les responsabilités.
La Douane appelle à la vigilance
La circulation de faux billets constitue une menace pour l’activité économique. Selon la Douane, leur mise en circulation aurait notamment pu exposer des commerçants, des exploitants et des producteurs à des pertes financières à leur insu.
Réagissant à cette opération, le directeur général des Douanes, Yves Kafando, a salué l’engagement des agents de la DST et leur contribution à la lutte contre la fraude et la criminalité économique.
Il a rappelé que cette lutte constitue, selon lui, « un front à part entière de la refondation de l’État » portée par la Révolution progressiste populaire, dont le Manifeste appelle à la restauration de la souveraineté du peuple burkinabè sur ses ressources et ses circuits économiques.
Le directeur général des Douanes a, par ailleurs, invité les populations, les opérateurs économiques et les partenaires institutionnels à faire de la vigilance un véritable réflexe civique. Il souligne qu’aucune administration ne peut, à elle seule, se substituer à la mobilisation collective face à la fraude et aux pratiques susceptibles de fragiliser l’économie nationale.




