La ville de Bamako ne retrouvera pas encore sa vie nocturne de sitôt. Ce mardi 28 avril 2026, le Gouverneur du District, Abdoulaye Coulibaly, a officialisé par la décision N°2026-0666/GDB-CAB la prolongation du couvre-feu en vigueur dans la capitale malienne, pour une durée additionnelle de 72 heures. De 21h à 6h du matin, les rues resteront le domaine exclusif des patrouilles de sécurité.
Cette décision n’est pas tombée du ciel. Elle fait suite aux attaques coordonnées du 25 avril qui ont frappé simultanément Bamako, Kati et plusieurs autres localités stratégiques du pays, plongeant le Mali dans un état d’alerte sécuritaire élevé. Face à la menace, les autorités ont choisi la fermeté plutôt que la précipitation.
Sur le terrain, la chaîne de commandement est clairement établie : sous-préfets, maires et chefs des services de sécurité sont mobilisés pour une application immédiate et sans faille de la mesure. L’enjeu dépasse la simple restriction de circulation — il s’agit de laisser les unités mobiles manœuvrer librement pour détecter et neutraliser toute menace encore active dans l’obscurité de la ville.
Pour les Bamakois, l’adaptation s’impose. Rentrer avant la nuit, réorganiser les activités, anticiper les imprévus : telle est désormais la nouvelle cadence imposée par la situation. Les autorités le reconnaissent volontiers — ces restrictions pèsent lourd sur l’économie nocturne — mais les présentent comme un investissement temporaire indispensable au retour d’une sécurité durable.
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