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La gouvernance économique mondiale appelle à une communion de « forces du Sud »


Le 20e Sommet du G20 clôturé la semaine dernière à Johannesburg a démontré la détermination des diverses parties à renforcer la solidarité et la coopération pour relever les défis communs et promouvoir un développement commun. Davantage de « forces du Sud » sont appelées dans le développement du G20 et la gouvernance économique mondiale.

Après plus de deux décennies de développement, le mécanisme du G20 est devenu une plateforme essentielle pour la gouvernance économique mondiale. À l’heure actuelle, l’économie mondiale bat de l’aile, l’unilatéralisme et le protectionnisme gagnent du terrain, les restrictions et les tensions commerciales se multiplient. En septembre dernier, la Chine a présenté l’Initiative pour la gouvernance mondiale, offrant une solution chinoise pour remédier au déficit de gouvernance mondiale.

On s’attend généralement à ce que le G20 prenne l’initiative de pratiquer le multilatéralisme, de réformer et d’améliorer la gouvernance mondiale et de promouvoir le développement commun de toutes les nations. La tenue de ce sommet sur le continent africain incarne non seulement l’aspiration commune des pays du Sud global à réformer le système de gouvernance mondiale, mais laisse également une « empreinte africaine » distincte sur le développement du G20 et la gouvernance mondiale.

À l’heure où les pays du Sud global participent de plus en plus à la gouvernance mondiale, reste à savoir comment ouvrir un nouveau chapitre pour le G20 et promouvoir conjointement la croissance économique mondiale.

Lors de ce sommet du G20, la Chine a proposé une série de mesures pragmatiques. Selon des analystes, la Chine pratique le multilatéralisme véritable, et a pris une série d’engagements sur des questions qui préoccupent la communauté internationale, en particulier les pays du Sud global, telles que l’énergie, l’alimentation et l’intelligence artificielle, apportant ainsi une certitude précieuse dans ce monde de turbulences. Preuve que la Chine guide la gouvernance économique mondiale par des actions concrètes.

En tant que membre clé du G20 et plus grand pays en développement, la Chine a toujours préconisé d’écouter la voix de l’Afrique, de prendre au sérieux ses préoccupations et de soutenir ses initiatives. Cette année, sur la base du bilan de la mise en œuvre de l’Initiative du G20 sur le soutien à l’industrialisation en Afrique et dans les pays les moins avancés, une initiative présentée lors du sommet de Hangzhou en 2016, la Chine a élaboré son plan d’action pour la mise en œuvre de cette initiative afin de renforcer davantage les efforts d’industrialisation de l’Afrique. Par ailleurs, d’autres mesures telles que le soutien à la réduction de la dette des pays en développement, le lancement conjoint avec l’Afrique du Sud d’une initiative de coopération pour soutenir la modernisation de l’Afrique, et la création de l’Institut du développement mondial renforceront réellement la capacité des pays africains à se développer de manière autonome, insufflant un nouvel élan au progrès commun de tous les pays.

Pour parvenir à un développement réel, il faut tout d’abord relever les défis épineux. Face aux multiples défis mondiaux, notamment le changement climatique, la sécurité énergétique et alimentaire, la Chine a présenté trois propositions : renforcer la coopération écologique et environnementale afin d’améliorer la résilience du développement ; renforcer la coopération en matière d’énergie verte afin de promouvoir une transition juste ; et renforcer la coopération en matière de sécurité alimentaire pour garantir un approvisionnement stable. Ce sont là des questions urgentes auxquelles sont confrontés les pays du Sud global, en particulier les pays à revenu moyen et faible.

Pour parvenir à un développement partagé, il faut également surmonter les défis en matière de gouvernance. À l’heure actuelle, les réformes du système de gouvernance économique mondiale accusent un retard considérable, la représentation et la voix des pays du Sud global n’étant pas suffisamment prises en compte. D’autre part, l’accélération du rythme du nouveau cycle de révolution technologique et de transformation industrielle offre des opportunités de développement sans précédent, mais peut également créer de nouvelles inégalités et creuser les écarts de développement.

Dans ce contexte, la Chine a appelé le G20 à prendre l’initiative de préserver le multilatéralisme, et d’accélérer les réformes d’institutions telles que la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et l’Organisation mondiale du Commerce. Cela contribuera à renforcer la voix des pays en développement, et à établir un ordre économique et commercial international plus équitable et plus ouvert.

La Chine a en outre proposé de promouvoir l’application généralisée et la gouvernance efficace de l’intelligence artificielle, d’encourager la coopération mutuellement bénéfique et l’utilisation pacifique des minéraux essentiels, et de renforcer le soutien aux capacités en matière de développement et du bien-être social des pays du Sud global.  Ces mesures permettront d’affiner les règles de gouvernance dans les domaines concernés, de mieux protéger les intérêts des pays en développement, et de garantir que les fruits de la mondialisation bénéficient d’une manière plus équitable à tous.

Dans le monde actuel les économies sont profondément intégrées, et aucun pays ne peut réaliser à lui seul son développement. La Chine s’associera à d’autres pays du Sud global pour apporter davantage de « forces du Sud » dans le développement du G20 et la gouvernance économique mondiale.

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