Lors de la récente visite du Premier ministre canadien Mark Carney, la Chine et le Canada se sont engagés à devenir des partenaires fondés sur le respect mutuel, le développement commun, la confiance réciproque et la collaboration étroite. Ce positionnement stratégique des « quatre partenariats » ouvre la voie à de nouvelles perspectives pour les relations bilatérales.
Le Premier ministre canadien Mark Carney a séjourné en Chine du 14 au 17 janvier, marquant la première visite d’un chef de gouvernement canadien dans le pays depuis huit ans. À cette occasion, les deux parties sont convenues de faire progresser la construction d’un nouveau partenariat stratégique et de renforcer leur coopération dans les domaines macroéconomique, commercial, énergétique, financier et des échanges humains. La signature de huit documents de coopération spécifiques a consolidé la dynamique positive des relations sino-canadiennes.
Le cadre des « quatre partenariats » trace la voie à suivre pour ce nouveau partenariat stratégique selon quatre dimensions clés : politique, développement, échanges humains et action multilatérale.
Malgré des contextes nationaux distincts, les deux pays ont réaffirmé leur engagement à respecter mutuellement leur souveraineté, leur intégrité territoriale, ainsi que leurs choix en matière de système politique et de voie de développement. Dans une déclaration commune, ils se sont engagés à faire progresser ce nouveau partenariat stratégique dans un esprit de respect mutuel, d’égalité et d’avantages partagés.
La Chine est désormais le deuxième partenaire commercial du Canada. Un récent sondage Ipsos révèle d’ailleurs qu’une majorité de Canadiens soutient un renforcement des relations économiques et commerciales avec la Chine. La reprise du dialogue stratégique économique et financier de haut niveau, l’élargissement des échanges commerciaux, le renforcement des investissements croisés et le lancement d’un dialogue ministériel sur l’énergie figuraient parmi les avancées concrètes de cette visite. Ces engagements visent à insuffler un nouvel élan au développement des deux pays.
Un point notable est la signature d’une Feuille de route sur la coopération économique et commerciale. Ce document établit un cadre conjoint pour traiter les questions bilatérales. Le Canada s’est engagé à ajuster positivement certaines mesures concernant les véhicules électriques, les produits sidérurgiques et en aluminium chinois, ainsi que des cas spécifiques liés aux investissements chinois. En retour, la Chine ajustera ses mesures sur les graines de canola et certains produits agricoles et aquatiques canadiens. Selon les analystes, ces arrangements profiteront à la coopération industrielle et au bien-être des populations des deux pays.
Les deux parties ont convenu de relancer le Comité mixte sur la culture et de renforcer la coopération dans les domaines de la culture, de l’éducation, des arts, du patrimoine et des industries créatives. Elles faciliteront également la mobilité des personnes entre les deux pays, renforçant ainsi la base populaire des relations sino-canadiennes.
En tant qu’acteurs majeurs en Asie-Pacifique et dans le monde, la Chine et le Canada sont tous deux de fervents défenseurs du multilatéralisme et du libre-échange. Durant la visite, la Chine a exprimé sa volonté de renforcer la coordination avec le Canada au sein des Nations unies, du G20 et de l’APEC. Le Canada, quant à lui, a salué l’Initiative pour la gouvernance mondiale proposée par la Chine et s’est déclaré prêt à œuvrer conjointement pour défendre le multilatéralisme, l’autorité de l’ONU, ainsi que la paix et la stabilité mondiales. Cette coopération est susceptible d’apporter une plus grande stabilité et d’orienter la gouvernance mondiale vers une direction plus juste et plus raisonnable.
L’année 2026 représente un jalon important pour les deux nations, marquant le début du 15e plan quinquennal chinois et la mise en œuvre du nouveau budget canadien. À partir de ce nouveau point de départ, guidés par le cadre des « quatre partenariats, » la Chine et le Canada sont bien placés pour approfondir leur confiance mutuelle, surmonter les obstacles et élargir leur coopération. Un développement sain et stable des relations bilatérales servira non seulement les intérêts communs des deux pays, mais contribuera également à la paix, à la stabilité et à la prospérité à l’échelle mondiale.




