Cristiano Ronaldo a disputé le dernier match de sa carrière en Coupe du monde ce lundi 6 juillet 2026, mais le Portugal est éliminé par l’Espagne (1-0). Dominée au milieu de terrain, la Seleção s’incline sur un but de Merino à la 90e minute.
Le rêve de Cristiano Ronaldo s’est définitivement envolé. Battu 1-0 par l’Espagne en huitième de finale de la Coupe du monde 2026, le Portugal quitte la compétition au terme d’un derby ibérique extrêmement fermé, finalement décidé par un but de Mikel Merino à la 90e minute. Une fin cruelle pour la Seleção et surtout pour Cristiano Ronaldo, dont cette Coupe du monde représentait très probablement la dernière occasion de soulever le trophée le plus prestigieux du football mondial.
À 41 ans, le quintuple Ballon d’Or quitte donc définitivement la scène mondiale sans avoir remporté la Coupe du monde. Au coup de sifflet final, les larmes du capitaine portugais ont résumé toute la détresse d’un joueur qui aura tout gagné en club et en sélection, à l’exception de ce titre suprême qui lui échappe pour toujours.
L’Espagne a imposé son football dès les premières minutes
Cette rencontre promettait un affrontement équilibré entre deux des plus grandes nations européennes. Mais très rapidement, l’Espagne a pris le contrôle du ballon et du rythme du match. Grâce à un Rodri exceptionnel dans l’entrejeu, parfaitement épaulé par Pedri et Dani Olmo, la Roja a monopolisé la possession et obligé le Portugal à défendre très bas pendant une grande partie de la rencontre.
Dès la 9e minute, Mikel Oyarzabal manquait une énorme occasion seul face à Diogo Costa. Quelques minutes plus tard, à la 16e, le gardien portugais réalisait une double parade exceptionnelle devant Lamine Yamal puis Alex Baena pour maintenir son équipe à flot. Sans un immense Diogo Costa, le Portugal aurait pu être mené dès le premier quart d’heure.
En face, les Portugais peinaient à conserver le ballon. Le trio tant attendu composé de Vitinha, João Neves et Bruno Fernandes, présenté avant le tournoi comme l’un des meilleurs milieux de terrain de la compétition, est resté très largement en dessous des attentes.
Dominés techniquement, souvent dépassés dans les duels et incapables de casser le pressing espagnol, les trois milieux portugais n’ont jamais réussi à rivaliser avec la maîtrise collective imposée par Rodri et ses partenaires.
Cristiano Ronaldo a vécu une soirée extrêmement frustrante
Très attendu pour ce qui est devenu le dernier match de sa carrière en Coupe du monde, Cristiano Ronaldo n’a pratiquement jamais pesé sur cette rencontre.
Sa première véritable occasion est intervenue à la 12e minute lorsqu’il s’est créé un angle de frappe dans la surface, mais Unai Simón a parfaitement fermé son premier poteau. Quelques instants plus tard, il réclamait un penalty sur un corner, sans convaincre l’arbitre.
Par la suite, le capitaine portugais a complètement disparu. Constamment entouré de plusieurs défenseurs espagnols, il a reçu très peu de ballons exploitables. À la reprise, dès la 46e minute, une attaque portugaise s’est terminée par un centre vers Ronaldo… surveillé par pas moins de cinq joueurs espagnols.
Symbole d’une où le numéro 7 n’a jamais trouvé le moindre espace.
À la 56e minute, João Félix parvenait pourtant à créer une belle différence sur son côté avant de centrer vers son capitaine. Ronaldo hésitait entre une tête et un geste acrobatique avant de manquer complètement sa reprise. Ce fut pratiquement sa dernière opportunité.
Au fil des minutes, on sentait surtout un Cristiano Ronaldo frustré, isolé et incapable d’influencer le jeu face à une défense espagnole parfaitement organisée.
Les changements espagnols font basculer le derby
Si l’Espagne dominait déjà territorialement la rencontre, c’est finalement la gestion du banc qui a fait la différence. Alors que Roberto Martínez lançait plusieurs offensifs en fin de rencontre avec Rafael Leão, Francisco Conceição, Bernardo Silva et Nelson Semedo afin de tenter d’apporter davantage de danger, Luis de la Fuente répondait avec beaucoup d’intelligence.
À la 83e minute, Fabian Ruiz et surtout Mikel Merino entraient en jeu pour apporter de la fraîcheur dans l’entrejeu. Quelques minutes plus tard, ce coaching allait s’avérer décisif.
À la 90e minute, alors que tout le monde semblait se diriger vers la prolongation, Rodri jouait rapidement un coup franc après une contestation portugaise. Ferran Torres lui aussi entré un peu plus tôt lançait parfaitement Merino dans la surface, et le milieu espagnol trompait Diogo Costa d’une frappe à ras de terre au premier poteau pour offrir la qualification à la Roja. Un coaching gagnant qui récompensait la domination espagnole tout au long de la soirée.
Une élimination douloureuse pour le Portugal
Les dernières minutes furent désespérées pour les Portugais. À la 90+5e minute, Bernardo Silva passait tout près d’égaliser d’une tête qui frölait la barre transversale. Dans les ultimes secondes, Francisco Conceição obtenait un dernier coup franc après une faute de Pau Torres, mais João Neves ne parvenait qu’à effleurer le ballon sans pouvoir le redresser vers Cristiano Ronaldo. Quelques instants plus tard, Anthony Taylor sifflait la fin du match.
Cette élimination laisse un goût amer au Portugal. Malgré quelques occasions en première période et une défense longtemps héroïque autour de Diogo Costa, Ruben Dias et Nuno Mendes avant sa blessure, la Seleção n’a jamais réellement donné l’impression de pouvoir imposer son football. L’Espagne a constamment dicté le tempo, confisqué le ballon et obligé les Portugais à subir.
Cristiano Ronaldo quitte définitivement la Coupe du monde
Au-delà de la qualification espagnole, cette soirée restera surtout celle des adieux de Cristiano Ronaldo à la Coupe du monde. Le quintuple Ballon d’Or, champion d’Europe avec le Portugal en 2016 et vainqueur de la Ligue des nations, ne remportera jamais le seul trophée majeur qui manque à son immense palmarès. Ses larmes au coup de sifflet final ont profondément marqué les supporters portugais et tous les amoureux du football.
Pendant près de deux décennies, Cristiano Ronaldo aura repoussé les limites du football mondial, battu d’innombrables records et marqué l’histoire de son sport. Mais cette dernière aventure mondiale s’achève sur une immense désillusion.
L’Espagne poursuit sa route avec l’ambition de décrocher une deuxième étoile mondiale. Portée par un Rodri impérial, un Lamine Yamal de plus en plus influent malgré un début de match compliqué, et un coaching décisif de Luis de la Fuente, la Roja affrontera en quarts de finale le vainqueur du duel entre les États-Unis et la Belgique.
John Leonel KABORE




