Dans une atmosphère empreinte de gravité et de détermination, les chefs d’État de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) se sont réunis pour une session historique. Les présidents Ibrahim Traoré, Abdourahamane Tiani et Assimi Goïta ont livré des discours offensifs, marquant une rupture définitive avec l’ordre ancien et traçant les contours d’une Afrique de l’Ouest souveraine.

Ibrahim Traoré : L’alerte contre un « hiver noir »
Le capitaine Ibrahim Traoré a ouvert les échanges par un avertissement solennel. S’excusant pour son absence initiale, il a dépeint un tableau sécuritaire inquiétant : la guerre se déplace vers l’Afrique de l’Ouest, menaçant la région d’un « hiver noir meurtrier » et d’un chaos orchestré par des puissances impérialistes.
« L’impérialisme veut nous réduire au néant. Nous devons nous unir pour éviter d’être décimés », a martelé le président burkinabè.
Répondant aux critiques internationales qualifiant leurs gouvernements de « junte », il a affirmé une cohésion inébranlable des autorités de transition, misant sur la résilience des populations et une stratégie de communication offensive pour contrer la désinformation.

Abdourahamane Tiani : La fin de l’ère des « contrats léonins »
Le Général Abdourahamane Tiani a, de son côté, mis l’accent sur l’indépendance économique et la dignité retrouvée. Il a annoncé la fin définitive des contrats miniers et énergétiques désavantageux, imposés par le passé.
Souveraineté décisionnelle : Les décisions concernant le Sahel se prennent désormais à Ouagadougou, Bamako et Niamey, et non plus dans des capitales étrangères.
Dénonciation des ingérences : Le président nigérien a fustigé les tentatives de déstabilisation de la France, l’accusant de vouloir créer un mécontentement social pour justifier une intervention militaire.
Priorité à la sécurité : Pour le Général Tiani, « la sécurité précède tout ». Il a salué les progrès de la Confédération en seulement 17 mois et a rendu hommage aux forces de défense engagées sur le front.

Assimi Goïta : L’architecte de l’intégration régionale
Hôte du sommet, le Général d’Armée Assimi Goïta a rappelé que l’AES est née d’un élan de solidarité face aux menaces d’agression contre le Niger. Malgré un « terrorisme économique » visant à asphyxier leurs nations, il a présenté un bilan matériel ambitieux pour la Confédération.
Les grands chantiers de l’AES :
Sécurité : Création d’une force unifiée ; neutralisation de milliers de terroristes (GAT). Économie : Création de la Banque Confédérale et d’une centrale d’achat commune. Infrastructures : Projet de compagnie aérienne et d’une autoroute reliant les trois capitales.

Souveraineté : Élaboration de documents de voyage communs et lancement de la Télé AES.
Le président Goïta a conclu en remerciant les « partenaires sincères » et la diaspora, tout en réaffirmant que l’espace AES, souvent qualifié de pauvre, est en réalité un réservoir de richesses immenses que les trois pays comptent désormais exploiter pour leurs propres peuples.
source: kama-infos.com
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