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Pillage sous prétexte anti-drogue : le coup de force américain scandalise la planète


Dès le début de la nouvelle année, le « gendarme du monde » a stupéfié la communauté internationale par l’attaque militaire contre le Venezuela et l’enlèvement du couple présidentiel du pays.

Ces actes hégémoniques ont bafoué le droit international et les normes régissant les relations internationales d’une manière si scandaleuse que même les scénaristes hollywoodiens auraient du mal à l’imaginer. Preuve que l’ « hégémonie à l’américaine » cherche à ramener le monde vers un ordre de la jungle où la loi du plus fort prévaut, révélant sa véritable nature coloniale, caractérisée par la conquête militaire et le pillage des ressources.

De la « juridiction extraterritoriale » à l’intervention militaire, des sanctions économiques à la subversion de régime, l’ « hégémonie à l’américaine » a longtemps placé ses lois nationales au-dessus du droit international et imposé sa propre volonté à des États souverains. La « juridiction extraterritoriale » est devenue un outil de l’Oncle Sam pour maintenir l’hégémonie américaine, interférer dans les affaires intérieures d’autres pays, voire renverser des gouvernements étrangers.

Le ministère américain de la Justice a inculpé le président vénézuélien Maduro pour « complot de narcoterrorisme, complot en vue de trafic de cocaïne, possession d’armes automatiques et d’engins destructeurs, et complot en vue de posséder des armes automatiques et des engins destructeurs contre les États-Unis. » Des accusations infondées, catégoriquement réfutées par Maduro lors d’un soi-disant procès organisé contre lui à New York.

Depuis l’année dernière, les États-Unis ont pris pour cible à plusieurs reprises des navires soupçonnés de trafic de drogue dans les eaux internationales près du Venezuela, causant la mort de centaines de personnes. Cependant, le rapport annuel publié par la Drug Enforcement Administration (DEA) américaine ne fait aucune mention du Venezuela en relation avec le trafic de cocaïne. De toute évidence, la soi-disant action « anti-drogue » n’est qu’un prétexte utilisé par l’administration Trump pour tenter de renverser le gouvernement vénézuélien. Le véritable objectif des États-Unis n’est rien d’autre que de piller les ressources pétrolières du Venezuela.

Lors d’une conférence de presse tenue après cette récente frappe militaire contre le Venezuela, le président américain Donald Trump a déclaré publiquement que les États-Unis prendraient le contrôle du pays, et annoncé que les grandes compagnies pétrolières américaines entreraient dans le pays, investissant des milliards de dollars pour « réparer » ses infrastructures pétrolières et générer des profits.

Cette annonce a suscité un tollé au sein de la communauté internationale, dévoilant la nature même de l’« impérialisme des ressources. »  L’Oncle Sam a révélé encore une fois au monde entier sa logique pirate moderne : d’abord fabriquer des accusations pour détruire par la force un gouvernement souverain, renverser son régime, puis permettre aux capitaux nationaux de dépecer les ressources naturelles locales.

Le mépris flagrant des États-Unis pour la Charte des Nations unies a suscité l’indignation internationale croissante. Le secrétaire général de l’ONU António Guterres a affirmé que l’action des États-Unis au Venezuela « crée un dangereux précédent. » Les dirigeants du Brésil, du Mexique, de Cuba, du Honduras, du Chili et d’autres pays ont publiquement condamné les États-Unis, appelant à une action internationale urgente. Le président brésilien Lula a dénoncé l’opération militaire américaine comme « inacceptable. » Le président cubain Miguel Díaz-Canel l’a qualifiée d’« acte de terrorisme d’État contre les Amériques. »

Ces frappes militaires des États-Unis contre le Venezuela et leur intention de « gérer » ce pays sont essentiellement l’incarnation de la « doctrine de Donroe, » un nom donné par l’actuel locataire de la Maison Blanche à la version renforcée de la doctrine de Monroe, qui vise à contrôler l’hémisphère occidental et à piller les ressources locales. De telles actions constituent un grave défi pour la souveraineté, la sécurité et la paix régionale des pays d’Amérique latine et des Caraïbes, et pourraient déclencher des bouleversements géopolitiques plus importants.

« Aujourd’hui, c’est le Venezuela, demain ce pourrait être n’importe quel autre pays. » Cette alarme du président chilien Boric reflète une préoccupation largement répandue quant à l’intervention américaine dans la région. Historiquement, les États-Unis ont à plusieurs reprises recouru à la force contre des États souverains et pris pour cible leurs présidents, ce qui a souvent entraîné une instabilité régionale, une fragmentation sociale et des catastrophes humanitaires à long terme.

Lorsque la loi de la jungle supplante les normes internationales, aucun État souverain n’est plus en sécurité. Les actions interventionnistes des États-Unis révèlent de plus en plus une vérité crue : ce que Washington présente comme un « ordre international fondé sur des règles » n’est en réalité rien d’autre qu’un système prédateur au service des intérêts américains.

La communauté internationale doit travailler ensemble pour défendre l’autorité du droit international, rejeter la loi de la jungle, s’opposer à l’ingérence dans les affaires intérieures des pays et maintenir conjointement la paix et la stabilité dans le monde.

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