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Les aveux glaçants du «cerveau» du vol au Stade du 4-Août: « C’est moi qui ai volé le câble … je l’ai vendu à 12 000 F CFA »


Le Stade du 4-Août, notre « beau joyau national », a été victime d’un acte de sabotage cynique. L’opération de cambriolage d’un câble électrique, a été conçue et exécutée par un technicien, un homme de l’intérieur qui avait lui-même procédé à l’installation des dispositifs de sécurité. Cet individu, qui avait accès aux clés et aux circuits électriques vitaux, a avoué avoir sectionné un câble de près de 12 mètres pour le revendre, obtenant la somme dérisoire de 12 000 francs CFA. Il faut préciser que ce vol a mis à l’arrêt le système d’alimentation en eau des toilettes du  Stade du 4 Août.

L’enquête sur le cambriolage du Stade du 4-Août révèle un scénario de trahison impliquant des employés connaissant parfaitement les lieux. L’opération, qui a dégradé l’infrastructure sportive, a été menée par deux individus, dont l’un, technicien, a avoué avoir « conçu la manœuvre ».

L’interrogatoire, mené notamment par une équipe de la Brigade Laabal, a mis en lumière la méthode employée pour sectionner le câble électrique qui mène de la salle du suppresseur à une autre salle du dispositif. Ce câble permettait au suppresseur de prendre le relais en cas de coupure d’eau. Sa section a conduit à une panne totale : « les gens sont entrés dans les toilettes il y avait pas d’eau il y avait beaucoup de plaintes ». L’enquêteur a souligné que ce problème pouvait nuire  et « nous pénaliser » pour les questions d’homologation du stade.

L’ingéniosité d’un homme de la maison

L’accès au stade a été facilité par le fait que le technicien avait été appelé pour des réparations. Le stade est en effet un chantier permanent, nécessitant l’intervention d’entreprises burkinabè et malienne. C’est suite à des problèmes d’électricité signalés après le match Niger-Congo, au niveau des prises et de la tribune presse, que le technicien a pu être rappelé sur place.

Pourtant, au lieu d’effectuer son travail, il a mis en place une réflexion pour revenir cambrioler. Le voleur a révélé avoir utilisé sa position d’initié. Ayant « fait l’installation » du système de surveillance, il possédait des clés, ce qui lui a permis d’ouvrir le coffret et de « débrancher la caméra du couloir » avant de procéder au vol. Les enquêteurs ont insisté sur le fait que le câble était « encré dans les plafonds » et non visible, nécessitant l’intervention d’un « technicien en la matière ».

Le câble sectionné (type 4 x 5) mesurait entre 8 et 12 mètres. Le voleur a reconnu avoir d’abord voulu l’installer chez lui, mais après avoir constaté qu’il ne « faisait pas mon travail », il a pris la décision de le brûler et de l’emmener vendre.

12 000 F CFA contre des milliards

L’acte est d’autant plus choquant que le gain réalisé est dérisoire. Le technicien a confessé avoir reçu 12 000 francs CFA de la vente du cuivre.

La Brigade Laabal, scandalisé par ce montant, a confronté l’accusé en lui rappelant que les travaux du stade sont estimés « à des milliards ». Il a dénoncé le raisonnement de l’homme, capable de convertir des investissements nationaux en une somme minimale parce que « les 12000 au moins ça c’est pour toi ».

Le technicien, qui reconnaît que c’est lui qui a volé le câble, a qualifié son geste d’« erreur ». Une qualification immédiatement réfutée par les enquêteurs : « Ce n’est pas une erreur. […] Tu as réfléchi, tu as conçu la manœuvre et tu es venu, tu as déroulé ». Le vol a eu des conséquences directes, obligeant les usagers du stade à « laisser ce qu’ils ont produit à l’intérieur des toilettes » en l’absence d’eau, un constat qui est remonté jusqu’au commissaire du match.Netafrique.net
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