Après une réussite dès sa sortie, le film « Le PPS de Soum le Sapeur » revient encore dans les salles de cinéma pour le bonheur des cinéphiles. À l’occasion d’une conférence de presse tenue ce mardi 16 décembre 2025 à Ouagadougou, Ousmane Bamogo, humoriste du groupe Gombo.com réalisateur et coproducteur du film, a dévoilé le programme officiel de diffusion du long métrage prévues du 23 au 25 décembre 2025, puis du 29 décembre 2025 au 1er janvier 2026 au CENASA.
Après un premier succès au Ciné Burkina du 3 au 16 novembre 2025, le film a déjà attiré plus de 23 000 spectateurs et généré des recettes dépassant les 40 millions de francs CFA, un record pour une production locale récente.

Selon son réalisateur, le projet est avant tout conçu pour offrir un moment de détente et de rire aux cinéphiles. « L’objectif du film est de divertir à 80 %, tout en intégrant une part de sensibilisation évaluée à 20 % », a expliqué Ousmane Bamogo. Une démarche qui vise à alléger le quotidien du public, dans un contexte national marqué par de multiples défis, sans pour autant se départir d’un message social subtil.
D’une durée de 1 heure 33 minutes, Le PPS de Soum le Sapeur assume pleinement son registre comique. Le choix du casting a constitué un élément déterminant dans la conception du film. Ousmane Bamogo a indiqué que la sélection des comédiens s’est appuyée sur deux critères majeurs, à savoir leur apparence physique, afin de coller aux profils des personnages souvent décrits comme des « soulards », et leur notoriété en tant qu’humoristes reconnus. Cette combinaison, selon lui, a permis de renforcer l’authenticité des rôles et de favoriser une meilleure adhésion du public dès les premières projections.
Selon Eric Gaego, directeur artistique, la production du film a nécessité un budget estimé à environ 20 millions de francs CFA. Un investissement que les résultats enregistrés dans les salles semblent largement justifier. À Ouagadougou, plus de 19 000 spectateurs ont été recensés au Ciné Burkina, générant près de 40 millions de francs CFA de recettes. À Bobo-Dioulasso, 2 171 entrées ont été comptabilisées en l’espace de trois jours, tandis qu’à Ouahigouya, 1 276 spectateurs ont suivi les projections sur deux jours. Des chiffres qui traduisent un engouement réel et confirment l’attractivité du film auprès du public burkinabè.
Pour ces nouvelles projections au CENASA, les séances se tiendront aux horaires de 18h30, 20h30 et 22h30, avec des tickets proposés entre 2 000 et 2 500 francs CFA, accessibles à un large public.
Au-delà du succès national, les producteurs nourrissent également des ambitions à l’international. Si aucune précision n’a encore été donnée sur les marchés ou circuits de diffusion ciblés, Ousmane Bamogo n’exclut pas une ouverture vers d’autres pays, notamment au sein de la diaspora africaine, où l’humour burkinabè jouit d’une notoriété croissante.
John Leonel KABORE




