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Burkina/Éducation non formelle : 12ème Assemblée générale du FONAENF pour tracer les pistes d’un financement durable et inclusif


La 12ᵉ Assemblée générale du Fonds pour l’Alphabétisation et l’Éducation Non Formelle (FONAENF) s’est ouverte ce mardi 16 décembre 2025 à Ouagadougou, en présence d’acteurs institutionnels, de partenaires techniques et financiers, de collectivités territoriales et de représentants de la société civile. Une rencontre stratégique qui se tient jusqu’au 17 décembre, dans un contexte national marqué par de forts enjeux de souveraineté éducative et de résilience sociale.

Jacques Sosthène Dingara, Ministre de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales.

Selon le ministre Jacques Sosthène Dingara, le thème retenu pour cette 12ᵉ Assemblée générale « Financement de l’éducation non formelle dans un contexte de souveraineté : rôles des différents partenaires », en est une parfaite illustration. Il a appelé à des propositions concrètes et réalistes, rappelant que chaque centre d’éducation non formelle représente des vies à transformer, des femmes à autonomiser et une contribution directe au renforcement de la sécurité. « Ce thème n’est pas seulement technique ; il est social, stratégique, et profondément humain », a-t-il ajouté.

Saïdou Diallo, Président du Conseil d’administration du FONAENF

Dans son mot de bienvenue, le président du Conseil d’administration du FONAENF, M. Saïdou Diallo a salué la mobilisation des participants, tout en soulignant la portée particulière de cette session. Selon lui, cette assemblée générale intervient à un moment charnière où le financement durable de l’éducation non formelle s’impose comme une priorité nationale. Le thème retenu invite, a-t-il insisté, à une réflexion collective sur des mécanismes de mobilisation de ressources « plus efficaces, mieux coordonnés et véritablement inclusifs ».

Pour le président du Conseil d’administration, investir dans l’éducation non formelle revient à révéler des talents longtemps marginalisés. « Financer l’éducation non formelle, c’est investir dans chaque potentiel ignoré afin qu’aucun talent ne reste dans l’ombre de l’exclusion », a-t-il déclaré, rappelant la vocation sociale et économique du Fonds.

Dressant un bilan chiffré de plus de deux décennies d’actions, M. Saidou Diallo a mis en exergue le rôle stratégique du FONAENF dans le système éducatif burkinabè. Entre 2003 et 2025, près de 500 milliards de FCFA ont été mobilisés, permettant de financer 7 806 projets sur 11 204 soumis, soit un taux d’acceptation de 70 %.

Ces investissements ont favorisé l’ouverture de 135 645 centres d’alphabétisation, représentant environ 60 % de l’offre nationale, et l’inscription de 3 757 125 apprenants, soit 75,48 % des effectifs au plan national. Plus de 1,37 million de personnes ont été déclarées alphabétisées, correspondant à 81,29 % du total national.

Au-delà des chiffres, M. Saidou Diallo a mis en avant la stratégie du « faire-faire », qui confie la mise en œuvre des programmes à la société civile, tandis que l’État et ses partenaires assurent la gouvernance et le suivi. Il a salué la contribution de l’État burkinabè, des partenaires techniques et financiers, notamment la Coopération suisse, ainsi que du secteur privé, dont la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso.

Dr Younbo Paul DIABOUGA Directeur général du FONAENF

Pour le Directeur général du FONAENF, Dr Younbo Paul DIABOUGA, l’heure est à l’alignement stratégique. Le Fonds doit s’arrimer pleinement à la vision impulsée par l’État et renforcer l’autonomie et la souveraineté nationales, avec l’appui du secteur privé et de la société civile.

Photo de famille

Dans le volet formation professionnelle, le FONAENF a également marqué son empreinte. Il a formé 5 752 jeunes dans le cadre des Travaux à Haute Intensité de Main-d’Œuvre (HIMO), en partenariat avec la Banque mondiale et le ministère des Infrastructures. À travers le Programme PRCJ, 9 543 jeunes ont été formés, 4 998 qualifiés et 7 758 kits d’installation distribués. Le Fonds a aussi appuyé 45 communes dans l’ouverture de centres d’éducation non formelle et la formation de 2 700 bénéficiaires. Plus récemment, le programme YirSor (2025-2028) a été lancé pour renforcer la formation professionnalisante dans les régions du Koulsé, du Nando et du Guiriko.

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John Leonel KABORE 

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Pengdwendé John Ulrich Leonel KABORE est un journaliste qui s'intéresse aux questions de Développement Durable, Sport, Culture, Nouvelles Technologies et Protection sociale.


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