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Burkina:le gouvernement et les syndicats à couteaux tirés sur l’application de l’IUTS


Résultat de recherche d'images pour "l'application de l'IUTS"L’application de l’Impôt unique sur les traitements et salaires des agents du public va continuer de rythmer le climat social au Faso. Jusqu’à ce que… Les organisations de syndicats sont déjà vent débout contre cette mesure qu’elles envisagent de combattre par tous les moyens légaux. A moins que, entretemps, le gouvernement ne décide de la retirer à défaut d’un compromis entre lui et l’ensemble des travailleurs du privé comme du public. Puisque, apparemment, les travailleurs du privé sont plus enclins à soutenir la lutte de leurs collègues du public car en cas de suppression de l’IUTS, c’est tout le monde qui gagne. Dans tous les cas, soit on supprime l’IUTS pour tout le monde, soit on le maintient pour tout le monde. Tels sont les deux choix qui s’imposent au gouvernement.

En effet, si les travailleurs du public se mobilisent contre l’application de l’IUTS sur leurs impôts et primes, c’est beaucoup plus pour une question d’opportunité que d’égalité. En clair, les travailleurs ne sont pas contre la loi votée par l’Assemblée nationale. Ils sont conscients que lorsqu’une loi est votée, il faut la respecter. Mais, quand une loi ne rencontre pas l’unanimité, elle devient une dictature. Autrement, c’est le contexte de l’application de la loi qui pose problème et non la loi elle-même. Le Burkinabè, faut-il le dire est déjà assez assailli par les impôts qu’il doit payer. La taxe de résidence, la taxe sur les motos et véhicules, la taxe sur les armes, les différentes et nombreuses taxes qu’ils paient aux impôts et au trésor pour bénéficier de marchés publics,… Alors que les revenus d’une façon générale ne connaissent pas d’augmentation. La conséquence directe qui en découle est la baisse du pouvoir d’achat et que les Burkinabè se plaignent.

Si le gouvernement venait à faire marche-arrière, il sera fragilisé. Les organisations syndicales n’aiment que ça. Le pouvoir du président Roch Marc Christian Kaboré a toujours trouvé la parade pour faire face aux manifestations et autres mouvements des travailleurs. Qu’ils soient du public ou du privé. Il a toujours réussi là où certains pensent qu’il ne s’en sortira pas. Cette fois-ci sera-t-elle encore la bonne? C’est tout le mal qu’on peut le souhaiter.

Cependant, le gouvernement doit avoir à l’esprit que le Burkinabè, très passif, ne supporte pas plus longtemps qu’il le puisse, ce qu’on lui impose. Il a supporté Blaise Compaoré pendant vingt-sept ans. Mais, en seulement deux jours, le pouvoir est tombé et Blaise Compaoré a dû abandonner son fauteuil. Avant lui, le président Maurice Yaméogo avait, lui aussi, dû quitter le pouvoir sous la pression populaire menée par les syndicats et la classe politique. A voir de près, le pouvoir semble avoir fait une mauvaise lecture de la situation actuelle. Si bien qu’il a réuni tous les ingrédients contre lui. L’application de l’IUTS sur les indemnités et les primes des travailleurs du public semble être la goutte d’eau de trop, pour ne pas dire l’impôt de trop.

Auteur:Dabaoué Audrianne KANI
le titre est de la Rédaction
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