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Burkina: plus de 14 milliards de FCFA pour l’organisation des examens scolaires au MENAPLN


Le gouvernement a organisé un point de presse le 23 mai 2019.  Au total, trois  ministres étaient invités. Il s’agit de Stanislas Ouaro, ministre de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales, Noëllie Clotilde Claudine Lougué/Sorgho, ministre de la Santé et Rémy Fulgence Dandjinou, ministre de la Communication, des Relations avec le Parlement, Porte-parole du Gouvernement. Les échanges ont porté entre autres sur situation des écoles fermées, le protocole d’accord avec les syndicats de la santé sur la fonction publique hospitalière.

Préparatifs des examens de fins d’années 2018-2019, situation des écoles fermées et perspectives tels sont les sujets abordés par le ministre de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales, Stanislas Ouaro. En ce qui concerne les examens de fin d’année 2018-2019, le ministre a annoncé que les jurys sont prêts et les numéro PV remis aux élèves. Pour ce qui est de la date du déroulement des épreuves écrites, elle est prévue du 6 au 20 juin 2019 pour le BEPC, le CAP, et à partir du 11 juin 2019 pour le CEP. Quant aux épreuves sportives, elles se sont déroulées du 6 au 20 sans incidence (BEPC, CAP …). En ce qui concerne l’effectif du CEP, ce sont 419 260 candidats  inscrits (223 529 filles et 195 731 garçons) soit un taux d’accroissement de 7,6% par rapport à 2018. Selon Stanislas Ouaro, on constate une baisse du nombre de candidats de 1031 seulement dans la région de l’Est. Ces candidats sont repartis dans 1 907 centres et 8 781 salles de composition. Pour ce qui est de la fermeture de certaines écoles, le ministre de l’Education nationale a révélé que certaines ont été rouvertes, et au jour d’aujourd’hui,  on compte 1 933 écoles fermées, ce qui touche 326 mille élèves et 942 enseignants. S’agissant du BEPC, ce sont au total 34 094 candidats inscrits, dont 52% de filles et 48% de garçons, soit une régression de 3,27% dû selon Stanislas Ouaro à la situation qui prévaut dans certaines zones. Pour l’enseignement et la formation professionnelle, ce sont 12 028 candidats qui ont été enregistré avec un  taux d’accroissement de 3,36%. Le Budget, de l’organisation de ces examens (excepté le BAC) s’élève à 14 milliards 536 millions 685 FCFA. Le ministre de l’Education nationale a par ailleurs indiqué qu’une session spéciale sera organisée pour les candidats  dans certaines zones qui sont touchées par les  actes terroristes. Cette mesure va concerner les zones qui ont atteint 40 à 50% d’activités scolaires. Pour la bonne nouvelle, Stanislas Ouaro a annoncé  qu’en plus du primaire,  la parité a été atteinte en cette année scolaire 2018-2019 au post primaire.

Le dialogue n’est pas rompu entre le gouvernement et les syndicats de la santé

Pour ce qui est relatif à la santé, des sujets ont été abordés par Noëllie Clotilde Claudine Lougué/Sorgho, ministre de la Santé tels que le protocole d’accord avec les syndicats de la santé sur la fonction publique hospitalière. Selon la ministre, contrairement aux propos des syndicats, le dialogue n’est pas rompu entre eux et le gouvernement. Elle a indiqué que des rencontres ont eu lieu du matin jusqu’à  tard dans la nuit entre les deux parties. Sur la question de la mise en œuvre de la Fonction publique hospitalière, elle a annoncé que son opérationnalisation se poursuit avec l’adoption récente de certains textes. Ainsi, l’agence nationale de gestion des soins de santé  primaires (AGSP) a été créée au Conseil des ministres  du 30 avril 2019 et ses statuts adoptés le 7 mai 2019. Un chronogramme de mise en œuvre a été également établi avec constatation de l’incidence financière pour les  contractuels des établissements publics de santé (EPS) à la fin du mois de mai 2019. A propos des équipements des formations sanitaires, Claudine Lougué/ Sorgho a déclaré que le gouvernement a déjà investi 30 milliards de FCFA afin de doter les formations sanitaires en matériel médicotechnique. Elle propose qu’un diagnostic soit fait en collaboration avec tous les partenaires sociaux en vue d’apporter les correctifs à court, moyen et long terme. « Pour la question de carrières, le gouvernement travaille à respecter ses engagements. S’agissant des questions de relèvement du niveau de recrutement de certains emplois du secteur de la santé, le gouvernement précise qu’il a déjà été prise en compte pour les recrutements au titre de l’année 2018. » Confie-t-elle. La ministre de la Santé a aussi annoncé qu’il y a des morts signalés, notamment un nouveau-né à Ouagadougou et un à Mogtédo. Egalement, deux femmes seraient décédées à Ouagadougou probablement des décès liés à la grève. Tout en informant que le service minimum est effectif dans les formations sanitaires du pays grâce particulièrement à des conventions avec des hôpitaux privés, elle a rassuré que des mesures sont entreprises par le gouvernement pour garantir la disponibilité  des soins spécialement dans les services vitaux et névralgiques.

Aïcha TRAORE

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