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Application de l’IUTS aux indemnités des fonctionnaires: « Cette décision vise à diminuer les salaires des fonctionnaires pour boucher des trous creusés par les dirigeants »


Extrait du Point de presse du mardi 24 décembre 2019 du Chef de file de l’opposition politique au Burkina Animé par M. Jean-Hubert BAZIE, Président de L’ESPOIR ; et M. Yumanli LOMPO, Président du PNDS. 

A travers le compte-rendu de l’Assemblée générale de l’Unité d’action syndicale (UAS) tenue le 18 décembre 2019 à Ouagadougou, nous apprenons que l’application de l’Impôt unique sur les traitements et salaires (IUTS) aux indemnités des agents de l’Etat en 2020, tel que préconisé par le Gouvernement, aurait de graves conséquences. En effet, lit-on dans le compte-rendu de l’Assemblée générale, pour les fonctionnaires de catégories P1, P2, U, A et B, l’impact additionnel des nouvelles impositions varie respectivement par mois de 6 000 à plus de 175 000 Francs CFA. Les petites catégories C, D et E n’en seront pas épargnées, avec des augmentations d’IUTS de 1 000 F à plus de 5.700 Francs CFA.

Pour certains corps bénéficiant d’indemnités spécifiques, l’impact sera encore plus important. C’est le cas des Professeurs d’universités, de la catégorie P, des magistrats, des agents des Finances, de la Santé, des Corps militaires et paramilitaires, de la Police, de la Douane, etc.
Le 1er octobre déjà, l’Opposition politique rejetait cette décision hasardeuse du Gouvernement.
Nous déclarions que cette décision relative à l’IUTS vise en fait à diminuer les salaires des fonctionnaires pour boucher des trous creusés par les dirigeants.

Le paradoxe est que le MPP a octroyé des exonérations fiscales à hauteur de 200 milliards de francs CFA à ses amis du secteur minier.
Par ailleurs, les caisses noires (aussi appelés Fonds spéciaux et spécifiques) contiennent près de 250 milliards de francs CFA, soit près du dixième du budget annuel de l’Etat.

En outre, il vous souviendra que l’an passé, le régime MPP a instauré l’abaissement des charges d’abattement de l’IUTS de 7 à 4 enfants, ce qui a diminué le pouvoir d’achat de beaucoup de ménages.
Ces mesures impopulaires viendront aussi s’ajouter à la taxe sur les automobiles, à l’arrivée de nouvelles plaques d’immatriculations, à la flambée des prix des produits de grande consommation.

L’Opposition exige donc à nouveau, avant l’exécution de la décision sur l’IUTS en janvier, qu’un bilan soit fait des exonérations accordées par l’Etat burkinabè depuis les dix dernières années.
Il existe bien des niches fiscales qui pourraient rapporter beaucoup d’argent à l’Etat, sans oublier l’argent perdu dans les fraudes, la corruption, les détournements et autres. Nous pensons que c’est cet argent qu’il faut aller chercher, au lieu de s’acharner sur le pauvre citoyen.

Radio Oméga

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