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2ème Edition FESTIC: accorder une place aux langues africaines dans le cinéma


L’image contient peut-être : 6 personnesCe jeudi 19 décembre 2019, au sein de l’université Joseph Ki Zerbo dans l’amphithéâtre Jean Pierre Guingané a eu lieu le festival des identités culturel  (festic) sous le thème: » cinéma et langue » initié par le CINEMA NUMERIQUE AMBULANT D’AFRIQUE (CAN) avec le soutien d’Africalia. Cinq (05) intervenants étaient  face à la presse pour donner chacun son opinion et porter des critiques sur le thème qui suscite plusieurs problématiques.

Les intervenants à la conférence de ce jeudi 19 étaient le docteur Ouoro Justin, Kaboré Fréderic ingénieur en son, Sawadogo Serge Armel réalisateur, Mamounata Nikièma productrice, Dagnon Oumar scénariste et Bayili Abraham critique du cinéma.

Les points de vue de ces intervenants présents sur le thème cinéma et langue sont divers. Cependant ils résultent des mêmes préoccupations et les difficultés auxquelles ils font face se situent au même niveau. Pour les conférenciers, les œuvres cinématographiques tournent autour de 3 langues le moré, le dioula et le français.  Cependant la majorité des films sont tournés en français en raison du financement qui joue un rôle important dans le tournage. A cet effet, pour réagir face au thème les panélistes dans le même ordre d’idée estiment que pour valoriser nos langues, il faut qu’ils produisent des dessins animés dans nos langues; à défaut que les dessins animés qui sont déjà là soient doublés en mooré ou en dioula pour permettre à l’enfant dès le bas âge de s’intéresser à nos langues. Car la responsabilité du cinéaste dans la valorisation de notre culture est de faire des films dans sa langue qui emmènera le téléspectateur à apprécier.

Pour concilier langue et cinéma, Sawadogo Serge Armel affirme qu’il faut que les réalisateurs s’intéressent au doublage qui est une option assez intéressante à cause du problème de marché. Quant à Mamounata Nikièma, dès le départ de l’écriture le cinéaste doit savoir dans quelle langue sera réalisé son film et commencet à travailler là dessus et non pas lors de la production. Pour ce qui est de la distribution, les hommes du cinéma déclarent que bien vrai que le cinéma est mondial mais quelle que soit la langue, si le film a une dimension artistique, elle aura du succès.

Maimounata BANDAOGO (stagiaire)

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