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Taiwan: quiconque osera franchir la ligne rouge finira par payer un lourd tribut


Taiwan: quiconque osera franchir la ligne rouge finira par payer un lourd tribut

Malgré des critiques croissantes dans le pays et à l’international suite à ses propos provocateurs sur la possibilité d’une intervention militaire dans la région de Taiwan, la Première ministre japonaise Sanae Takaichi reste réticente à reconnaître ses torts et à revenir sur sa décision erronée. En revanche, des paroles et des actions de la partie japonaise concernant Taiwan continuent de saper les fondements politiques des relations sino-japonaises.

Lors d’un récent débat avec les dirigeants des partis d’opposition, Mme Takaichi a continué à lancer des propos absurdes, selon lesquels, « ayant renoncé à tous les droits et revendications en vertu du traité de San Francisco, nous ne sommes pas en mesure de reconnaître le statut juridique de Taiwan. »

Parallèlement, le gouvernement japonais a réaffirmé son intention de faire avancer comme prévu un projet visant à déployer des missiles sol-air à moyenne portée sur l’île de Yonaguni, à environ 110 kilomètres à l’est de la région chinoise de Taiwan. Ce déploiement d’armes offensives s’avère provocateur et risque d’aggraver les tensions régionales.

En réponse, le ministère chinois de la Défense nationale a averti le Japon que s’il osait franchir la ligne rouge et s’attirer des ennuis, il serait voué à payer un lourd tribut. « L’Armée populaire de libération dispose de capacités solides et de moyens fiables pour vaincre tout agresseur », a-t-il martelé.

Cette année marque le 80e anniversaire de la récupération de Taiwan. La récupération de Taiwan par la Chine était le résultat victorieux de la Seconde Guerre mondiale, et faisait partie intégrante de l’ordre international d’après-guerre. Une série d’instruments ayant force de loi en vertu du droit international, notamment la Déclaration du Caire, la Proclamation de Potsdam et l’Acte de capitulation du Japon, ont tous confirmé la souveraineté de la Chine sur Taiwan.

La question concernant le statut de Taiwan a déjà été résolue une fois pour toutes lorsque le peuple chinois a remporté la victoire dans la Guerre de résistance contre l’agression japonaise en 1945. Le 1er octobre 1949, le gouvernement populaire central de la République populaire de Chine (RPC) a été établi, et est depuis lors le seul gouvernement légal représentant l’ensemble de la Chine. Il s’agit d’un changement de gouvernement dans lequel la Chine, en tant que sujet de droit international, n’a pas changé. La souveraineté et les frontières territoriales inhérentes à la Chine sont également restées inchangées. Par conséquent, le gouvernement de la RPC jouit et exerce naturellement et pleinement la souveraineté de la Chine, y compris la souveraineté sur la région de Taiwan.

La Déclaration conjointe sino-japonaise de 1972 stipule que « le gouvernement japonais reconnaît le gouvernement de la République populaire de Chine comme le seul gouvernement légal de la Chine. Le gouvernement de la République populaire de Chine réaffirme que Taiwan est une partie inaliénable du territoire de la République populaire de Chine. Le gouvernement japonais comprend et respecte pleinement cette position du gouvernement de la République populaire de Chine, et maintient fermement sa position en vertu de l’article 8 de la Déclaration de Potsdam. »

Le soi-disant « traité de San Francisco » a été publié sans la participation de parties importantes de la Seconde Guerre mondiale, telles que la République populaire de Chine et l’Union soviétique, afin de chercher un accord de paix séparé avec le Japon. Ce document va à l’encontre de la disposition selon laquelle chaque gouvernement s’engage à ne pas conclure d’armistice ou de paix séparé avec les ennemis dans la Déclaration des Nations unies signée en 1942 par 26 pays, dont la Chine, les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Union soviétique, et viole la Charte des Nations unies et les principes fondamentaux du droit international. Tout ce qui est stipulé dans le traité, y compris la souveraineté sur Taiwan ou le traitement du territoire et des droits souverains de la Chine en tant que non-signataire, est donc entièrement illégal, nul et non avenu.

La Première ministre Takaichi a délibérément choisi de ne pas mentionner la Déclaration du Caire et la Proclamation de Potsdam, deux documents juridiques internationaux pleinement en vigueur et soulignés dans la Déclaration conjointe sino-japonaise, le Traité de paix et d’amitié entre la Chine et le Japon et d’autres traités bilatéraux, mais elle a singulièrement évoqué le « traité de San Francisco », illégal et invalide. Cela montre une fois de plus qu’elle reste réticente à reconnaître ses torts et à revenir sur sa décision erronée, continue de nuire aux fondements politiques des relations sino-japonaises établies dans l’esprit des quatre documents politiques entre les deux pays, ne montre aucun respect pour l’autorité de l’ONU et remet ouvertement en cause l’ordre international d’après-guerre et les normes fondamentales du droit international, allant même jusqu’à mettre en avant la soi-disant notion selon laquelle le statut de Taiwan est indéterminé. Cela ne fait qu’aggraver les torts causés.

Cette tentative a été fermement rejetée par la Chine et mérite la plus grande vigilance de la communauté internationale.

La question de Taiwan est une affaire purement interne à la Chine, et la manière de la résoudre ne concerne en rien le Japon. Le Japon a suggéré une intervention militaire dans le cadre d’un soi-disant scénario d’urgence à Taiwan, au lieu de se repentir de ses crimes de guerre pour avoir envahi et colonisé Taiwan. Cette approche dangereuse bouleversera l’ordre international établi après la Seconde Guerre mondiale, et conduira le Japon à répéter les erreurs de son passé militariste.

La partie japonaise devrait se repentir pleinement de ses crimes de guerre et abandonner immédiatement ses tentatives dangereuses. Toute tentative visant à reproduire la voie néfaste de l’agression et de l’expansion et à saper l’ordre international établi après la Seconde Guerre mondiale est vouée à l’échec.  La question de Taiwan est une ligne rouge à ne pas franchir. Quiconque osera provoquer la Chine à ce sujet finira par payer un lourd tribut.

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