Durant six (06) jours, la capitale burkinabè vibre au rythme de la troisième édition des Polyphonies pour la Paix, un rendez-vous culturel majeur dédié à la paix, à la solidarité et à la résilience. Le lancement officiel a eu lieu le lundi 8 décembre 2025, à l’hôpital militaire Capitaine Hallasane Coulibaly du Camp Sangoulé Lamizana, sous la présidence du Général de Brigade Célestin Simporé, ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens Combattants.
Placée sous le thème « Mémoire, culture et résilience : unis par nos valeurs », cette édition ambitionne de rassembler les burkinabè autour des valeurs de paix, de cohésion sociale et de vivre-ensemble, dans un contexte fortement marqué par la crise sécuritaire.
Les Polyphonies pour la Paix, devenues un rendez-vous attendu des acteurs culturels et des communautés, poursuivent l’objectif de soutenir les populations touchées par l’insécurité et de valoriser la culture comme outil de résilience collective.

Aimé Césaire Ouédraogo, directeur des Polyphonies
Selon Aimé Césaire Ouédraogo, directeur des Polyphonies pour la Paix, cette troisième édition s’articule autour de quatre activités majeures.
Des ateliers de formation et de partage d’expériences sont proposés aux artistes, managers, techniciens et acteurs culturels, pour renforcer les capacités du secteur.
Selon le comité d’organisation, la grande nouveauté de cette édition est la thérapie musicale qui est mise au service des personnes affectées par la crise sécuritaire. L’objectif est d’apaiser, reconstruire et redonner confiance grâce au pouvoir de la musique.
Des sessions d’éveil artistique sont organisées pour permettre aux plus jeunes de développer créativité, expression et confiance en soi.
Le point culminant de l’événement aura lieu le 13 décembre 2025, à la Place de la Nation. Avec au programme les artistes Flora Paré, Roger Wango, Privat 4.5, Nabalūm, Malika la Slameuse, L’Orchestre de la Présidence, Filo du Niger et une comédie musicale inédite intitulée « Faso Mēbo ».
Au-delà du divertissement, les Polyphonies pour la Paix apportent un message fort : la culture reste un vecteur essentiel de cohésion sociale au Burkina Faso. À travers concerts, dons de matériel, sessions de thérapie et activités éducatives, l’édition 2025 entend renforcer l’unité nationale et accompagner les résiliences individuelles et collectives.




