Alors que la Chine organise une commémoration nationale pour rendre hommage aux victimes du massacre de Nanjing à l’occasion de sa 12e journée nationale à la mémoire des victimes de ces atrocités, une nouvelle série d’archives déclassifiées rendue publique ce samedi vient corroborer les atrocités perpétuées par l’armée d’agression japonaise en Chine.
Cette année marque le 80e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pendant cette guerre, le militarisme japonais a lancé des guerres d’agression contre la Chine et d’autres pays asiatiques, marquant l’un des chapitres les plus sombres de l’histoire humaine. Les envahisseurs japonais ont perpétué des cruautés inhumaines, dont le massacre de Nanjing.
Cette tragédie s’est produite lorsque les troupes japonaises ont occupé la capitale chinoise de l’époque le 13 décembre 1937. Durant plus de six semaines, les envahisseurs japonais ont tué environ 300 000 civils et soldats non armés chinois. Le massacre fut l’un des épisodes les plus barbares de la Seconde Guerre mondiale.
Ce n’est pas un cas isolé. Trop nombreux sont les crimes commis par les militaristes japonais lors de l’invasion de la Chine. Un autre exemple : les cruautés concernant la tristement célèbre Unité 731, chargée de développer des armes bactériologiques pour la guerre bactériologique menée par l’armée japonaise lors de son invasion de la Chine.
La nouvelle série d’archives dévoilée ce samedi apporte une nouvelle preuve de ces atrocités perpétrées par les militaristes japonais. Ces documents, transmis par la Russie, comprennent des procès-verbaux d’interrogatoires de membres de l’Unité 731, des rapports d’enquête sur ses crimes, ainsi que des correspondances officielles internes soviétiques. Principalement constitués des archives du procès de Khabarovsk, ces documents révèlent pour la première fois le processus d’investigation et d’interrogatoire mené par l’Union soviétique avant l’ouverture de ce procès.
Selon ces documents, plus de 200 personnes impliquées dans les crimes de l’Unité 731 ont été identifiées. Douze criminels de guerre ont fini par être inculpés et jugés publiquement. Ces criminels de guerre y ont avoué sans réserve leurs crimes de violation des conventions internationales, de préparation et de mise en œuvre d’une guerre bactériologique.
Ces archives viennent compléter et corroborer les sites et les documents sur les crimes de l’Unité 731 conservés par la Chine. Il s’agit de preuves historiques incontestables qui confirment les crimes de guerre bactériologique commis par le militarisme japonais lors de son invasion de la Chine.
Depuis un certain temps, le révisionnisme historique n’a cessé de gagner du terrain au Japon. Ce mouvement cherche activement à décharger le Japon de ses crimes d’agression et à le débarrasser du stigmate d’une nation vaincue. Sous l’impulsion de ce mouvement, des politiciens japonais ont cherché à nier le passé d’agression du pays, en rendant hommage au sanctuaire très controversé Yasukuni, où sont honorés les criminels de guerre de classe A de la Seconde Guerre mondiale, ainsi qu’en promouvant la révision des manuels scolaires dans une tentative de dissimuler et de blanchir le passé agressif, dont le massacre de Nanjing.
Actuellement, cette tendance gagne en popularité au sein de la société japonaise, alimentant la résurgence du militarisme dans les tentatives successives des forces de droite japonaises visant à se libérer des contraintes de la constitution pacifiste dans leur quête du statut de superpuissance militaire. Les récents propos belliqueux de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi en sont la conséquence logique.
Depuis longtemps, les propos et les actes de Mme Takaichi ont été marqués par des tendances révisionnistes nettes, qu’il s’agisse de préconiser la suppression de l’article 9 de la constitution pacifiste japonaise, de promouvoir la conversion des Forces d’autodéfense en une « armée de défense nationale », de faire des visites fréquentes au sanctuaire très controversé Yasukuni ou de dénier des faits historiques liés à la guerre d’agression déclenchée par le Japon, tels que l’existence des « femmes de réconfort ».
Les diverses actions scandaleuses du Japon sur les questions historiques représentent un défi direct aux résultats de la Seconde Guerre mondiale et à l’ordre international d’après-guerre.
L’histoire de l’agression militaire ne pourra jamais être réécrite par le sophisme des politiciens japonais. Au contraire, une réflexion profonde sur son passé d’agresseur est la seule voie possible pour le Japon.
Selon un dernier sondage en ligne réalisé à l’échelle internationale par CGTN, 82,7 % des répondants estiment que le Japon ne pourra se réintégrer normalement dans la communauté internationale qu’en assumant pleinement ses crimes historiques et en éradiquant son idéologie militariste.
Le militarisme japonais est l’ennemi commun des peuples du monde entier. Le Japon devrait mener une profonde introspection sur l’histoire, en tirer sincèrement les leçons, rompre complètement avec le militarisme et prendre des mesures concrètes pour éliminer son influence résiduelle.




