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Jean-Pierre Raffarin : « la France et la Chine ont une vision commune »


Jeudi 7 mai, l’ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin s’est exprimé sur la coopération entre la France et la Chine après la pandémie de COVID-19. Il était invité au « Séminaire en ligne sur la coopération sino-française et la gouvernance mondiale post-épidémiques », durant lequel quatorze personnalités (politiques, universitaires et membres de « think tanks ») ont débattu de ces questions. Il a défendu une vision commune de l’avenir, partagé par la France et la Chine, combinant « la souveraineté et la coopération internationale ».

  1. Raffarin s’est dit préoccupé par la « déconstruction du multilatéralisme », soulignant les tensions internationales actuelles, et a appelé à en fonder un nouveau modèle en avançant trois points que partagent la Chine et la France.

« Un, la recherche d’une gouvernance mondiale qui mette tout le monde autour de la table », a-t-il débuté. « Entre la Chine et la France, nous avons un certain nombre de points communs qu’il faut valoriser. Je pense que nous avons une vision commune de ce que peut être un partenariat entre nos deux nations pour l’avenir » a-t-il poursuivi. « En effet, nos pays sont à la fois très attachés à leur souveraineté et à la coopération internationale. » L’ex- Premier ministre a pointé comme exemple de souveraineté les secteurs de la santé (la production de médicaments, trop faible en France) et agroalimentaires, tandis que des secteurs comme celui de l’énergie, des villes intelligentes ou encore des transports doivent être discutés pour la coopération internationale.

Enfin, l’homme politique français a appelé à une réforme des institutions internationales. « À la veille du 7 mai, on peut dire que le multilatéralisme fête ses 75 ans mais il ne répond plus à toutes les demandes : on voit les lourdeurs bureaucratiques de l’ONU, un certain nombre d’insatisfactions et  son impossibilité à gérer certains conflits. Il faut repenser le multilatéralisme pour qu’il soit plus adapté à la société d’aujourd’hui. Il y a une réforme du Conseil de sécurité de l’ONU à faire pour que chacune puisse s’y retrouver, avec des principes de gouvernances plus ouverts à la société civile, aux territoires régionaux,… »

« Il faut penser ce que les peuples français et chinois peuvent s’apporter l’un à l’autre, mais aussi ce qu’ils peuvent apporter au monde », a-t-il conclu.Source: LCAP

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