Le premier contingent de pèlerins burkinabè s’envolera pour La Mecque le 6 mai 2026. L’annonce a été faite ce lundi 20 avril 2026 à Ouagadougou par le Comité national d’organisation du pèlerinage à La Mecque (CNOPM), qui précise que les préparatifs du Hadj 2026 sont désormais entrés dans leur phase finale, marquée par la délivrance des visas.
Le quota habituel de 8 143 pèlerins alloué au Burkina Faso sera respecté cette année. Selon Amadou Sidibé, le président du comité d’organisation, la plateforme « Hadj Burkina » a permis d’enregistrer 7 584 inscrits. À ce nombre s’ajoutent les pèlerins initialement enrôlés par des agences de voyages entre 2022 et 2025, mais qui n’avaient pas pu effectuer le déplacement, ainsi que les quotas réservés aux autorités administratives, religieuses et aux encadreurs.

Selon le CNOPM, 8 143 pèlerins sont attendus pour une édition dont l’état est désormais au coeur de l’organisation
Sur le plan logistique, les premiers vols sont programmés le 6 mai 2026 à Ouagadougou et le 7 mai 2026 à Bobo-Dioulasso. Au total, 23 rotations sont prévues pour transporter 7 471 pèlerins dont six vols au départ de Bobo-Dioulasso, avec 2 052 passagers, et 17 au départ de Ouagadougou pour le reste des fidèles. Le retour des premiers pèlerins est annoncé pour le 2 juin 2026.
Le transport aérien sera assuré par la compagnie nationale Air Burkina, en partenariat avec Ethiopian Airlines.

Amadou Sidibé le président du CNOPM a exprimé sa gratitude à la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), aux agences de voyages pour leur contribution à la réussite du Hadj.
Concernant les conditions de séjour, le président du CNOPM, Amadou Sidibé, se veut rassurant : « La réservation des sites d’hébergement à La Mecque et à Médine a été menée à bien, à la satisfaction de l’ensemble des acteurs. Sur le plan sanitaire, nous travaillons à consolider les acquis des éditions précédentes. »
Parmi les innovations majeures de cette édition, l’intégration des frais de restauration dans le coût global du pèlerinage, fixé à 3 285 000 francs CFA, vise à améliorer les conditions de séjour des fidèles en terre sainte.
Autre innovation majeure est le paiement du sacrifice du mouton. Conformément aux exigences des autorités saoudiennes, les pèlerins concernés doivent désormais s’acquitter de ce paiement via une plateforme dédiée, permettant une meilleure traçabilité et organisation du rite.

Une vue des hommes et femmes de médias
Il convient de rappeler que, dans le cadre des réformes engagées par les autorités burkinabè, l’organisation du Hadj est désormais entièrement assurée par l’État à travers le CNOPM, avec pour objectif de garantir plus de transparence, d’efficacité et d’équité dans la gestion du pèlerinage.
John Leonel KABORE




