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Zéro tarif et opportunités partagées: la Chine ouvre son marché à l’Afrique

Fête de la Récolte Chine–Burkina Faso 2025 : 16 variétés de riz hybride chinois testées à Boulbi pour renforcer l’autosuffisance alimentaire


La coopération agricole entre la Chine et le Burkina Faso continue de porter ses fruits. Le jeudi 6 novembre 2025, l’Ambassade de Chine au Burkina Faso en collaboration avec la Mission Technique Agricole Chinoise, a organisé la Fête de la Récolte Chine–Burkina Faso sur le site de Boulbi, dans la région du Centre. Cette édition a mis l’accent sur l’observation des nouvelles variétés de riz hybride chinois cultivées aux côtés des variétés locales suivie d’une visite des stocks de mil et une démonstration de battage mécanique à Zongo.

La « Fête de la Récolte Chine-Burkina Faso 2025

L’événement a débuté à Zongo, avec une visite des stocks de mil et une démonstration de battage mécanique, avant de se poursuivre à Boulbi, site pilote du projet agricole, où s’est tenue la cérémonie symbolique de récolte du riz hybride.

Sous un soleil radieux, chercheurs, techniciens agricoles, producteurs et officiels se sont donné rendez-vous sur la plaine rizicole de Boulbi, transformée en véritable laboratoire à ciel ouvert. La cérémonie, placée sous le signe du partenariat renforcé entre Ouagadougou et Pékin, a permis d’observer de près 16 variétés de riz hybride chinois cultivées aux côtés de variétés locales burkinabè.

Selon les techniciens de la Mission agricole chinoise, ces nouvelles variétés issues de la coopération sino-burkinabè présentent un rendement moyen estimé entre 7 et 10 tonnes à l’hectare, soit presque le double des variétés locales traditionnelles.

Les producteurs saluent une révolution dans leurs champs. Pierre Konombo, producteur de riz à Boulbi depuis plus de vingt ans, confie que les résultats dépassent ses espérances.

« C’est la première fois que je vois des plants de riz aussi robustes et des épis aussi garnis. Nous avons appris à bien entretenir ces nouvelles variétés et le rendement est impressionnant. Cela va vraiment changer nos revenus. Nous exhortons les autorités chinoises à poursuivre leur accompagnement notamment avec du matériel, les semences et de l’engrais ».

Même satisfaction du côté d’Issaka Ouedraogo,président d’une coopérative locale : « Avant, on récoltait autour de 3 tonnes à l’hectare. Cette année, avec la variété hybride testée, Nous observons déjà un rendement nettement supérieur à ce qu’on récoltait avant. C’est une vraie révolution. Nous remercions les techniciens chinois et le ministère pour leur accompagnement.»

Les témoignages unanimes traduisent un optimisme renouvelé dans la filière rizicole, considérée comme stratégique pour l’autonomie alimentaire du Burkina Faso.

L’Ambassadeur Zhao Deyong

Présent à la cérémonie, l’Ambassadeur de Chine au Burkina Faso, M. Zhao Deyong, a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la vision d’une coopération gagnant-gagnant, fondée sur le transfert de savoir-faire et l’autonomisation des producteurs. « Notre objectif n’est pas d’apporter une aide ponctuelle, mais de partager nos connaissances techniques pour renforcer durablement les capacités locales. Mieux vaut apprendre à pêcher que de donner du poisson », a-t-il affirmé.

Depuis 2024, plus de 10 000 producteurs et techniciens burkinabè ont bénéficié de formations dispensées par la Mission Technique Agricole Chinoise. Ces efforts conjoints ont permis de multiplier par 4,5 les rendements agricoles moyens dans plusieurs zones d’expérimentation.

Gaoussou SANOU, le Secrétaire Général du MARAH

Le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques (MARAH), Gaoussou Sanou, a salué cette coopération comme un levier essentiel pour atteindre les objectifs de l’Offensive agro-pastorale et halieutique. « Les variétés chinoises, adaptées à nos sols et à notre climat, viendront compléter les variétés développées par l’INERA. Cette complémentarité est la clé pour assurer notre souveraineté alimentaire. »

Il a également insisté sur la volonté du gouvernement burkinabè de sortir du cycle de dépendance alimentaire en favorisant la production locale et la transformation des produits agricoles.

Riz hybride chinois dans la plaine rizicole de Boulbi

Le site de Boulbi illustre parfaitement la philosophie de cette coopération : innovation, formation et durabilité.
Grâce à l’accompagnement technique chinois, les producteurs locaux maîtrisent désormais les techniques de repiquage,de pisciculture, d’irrigation et de battage mécanisé.

Les résultats observés cette année confortent les partenaires dans leur ambition commune : faire du Burkina Faso un pôle agricole régional capable de subvenir à ses propres besoins tout en exportant son savoir-faire. « Ce sont vos mains couvertes de terre qui ont rempli vos greniers, et vos dos au teint de bronze qui ont soutenu la prospérité du Burkina Faso », a conclu l’Ambassadeur Zhao Deyong, saluant la détermination des agriculteurs burkinabè.

La Fête de la Récolte Chine–Burkina Faso 2025 s’est achevée dans une atmosphère de satisfaction et d’espoir partagé. Elle confirme que la science, la coopération et la volonté politique peuvent transformer durablement le paysage agricole burkinabè.

Cette initiative de la Mission Technique Agricole Chinoise et de l’Ambassade de Chine au Burkina Faso symbolise une alliance stratégique au service de la sécurité alimentaire et du développement durable.

John Leonel KABORE 

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Pengdwendé John Ulrich Leonel KABORE est un journaliste qui s'intéresse aux questions de Développement Durable, Sport, Culture, Nouvelles Technologies et Protection sociale.


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