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CPI: les pays de l’AES se retirent de cet  » instrument de répression néocoloniale »


Photo AIB

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, membres de la Confédération des États du Sahel (AES), ont annoncé leur retrait immédiat du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI). Cette décision, rendue publique par le porte-parole du gouvernement burkinabè, Gilbert Pingdwendé Ouédraogo, dénonce une institution perçue comme un « instrument de répression néocoloniale » au service de « l’impérialisme ».

Les trois nations accusent la CPI de pratiquer une « justice sélective », incapable de juger des crimes graves commis par ceux qu’ils appellent le « cercle fermé des bénéficiaires de l’impunité internationale ». Elles estiment que la Cour s’acharne sur des acteurs extérieurs à ce cercle.

Une nouvelle approche pour la justice

Suite à ce retrait, l’AES s’engage à développer des mécanismes endogènes pour assurer la paix, la justice et la protection des droits humains, en accord avec ses propres valeurs sociétales. Bien que se désengageant de la CPI, la confédération a réaffirmé sa volonté de coopérer dans d’autres cadres appropriés et a tenu à remercier l’ONU ainsi que les États membres pour leur soutien continu.

Pour rappel, le Burkina Faso, le Mali et le Niger avaient respectivement ratifié le Statut de Rome en 2004, 2000 et 2002.

Tinganews.com

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