Le Burkina Faso et la République populaire de Chine ont réaffirmé, le mardi 11 novembre 2025 à Ouagadougou, leur engagement renforcer la coopération sanitaire et humanitaire. Cette rencontre d’échanges, placée sous le signe du bilan et de la projection, a permis aux deux partenaires de mesurer les acquis d’une collaboration fructueuse et d’envisager de nouvelles perspectives pour un système de santé plus résilient.
Lors de la cérémonie, l’ambassadeur de Chine au Burkina Faso, Zhao Deyong, a réaffirmé la priorité accordée à la santé publique dans la coopération entre les deux pays. « La Chine est disposée à travailler en étroite collaboration avec le Burkina Faso pour mettre en œuvre les projets de coopération sanitaire, partager les expériences en matière de gouvernance de la santé et améliorer continuellement le bien-être des populations », a-t-il déclaré.

Zhao Deyong, l’ambassadeur de Chine au Burkina Faso
Le diplomate chinois a rappelé que cette orientation s’inscrit dans la mise en œuvre de l’Initiative pour la santé annoncée lors du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC). L’objectif est de renforcer les systèmes de santé africains à travers des partenariats concrets, fondés sur le partage d’expertise et la solidarité.
La rencontre a également mis en lumière la collaboration active entre les Sociétés de la Croix-Rouge chinoise et burkinabè. Selon Zhao Deyong, cette coopération couvre des domaines clés tels que l’aide humanitaire d’urgence, la lutte contre les pandémies et l’adaptation aux changements climatiques. « Ces actions communes participent à la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité », a souligné l’ambassadeur, saluant la complémentarité des deux institutions dans le domaine humanitaire.
De son côté, Liang Yu, vice-président de la Croix-Rouge de Chine, a indiqué que six équipes médicales chinoises ont été déployées au Burkina Faso depuis 2018. Ces missions ont permis des avancées notables dans des secteurs tels que la chirurgie cardiaque, la télémédecine et la formation hospitalière. « À l’approche du cinquantième anniversaire de l’envoi de la première mission médicale chinoise, nous renforcerons encore la coopération avec le Burkina Faso, notamment à travers de nouvelles équipes médicales et des formations en Chine », a-t-il annoncé.
Le Dr Adjima Combary, directeur de cabinet du ministre de la Santé, représentant le ministre, a dressé un bilan éloquent des réalisations chinoises dans le secteur sanitaire burkinabè. Parmi les projets emblématiques, il a cité la construction du Centre hospitalier régional (CHR) de Koudougou dans les années 1980 ; la réalisation du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Pâla, dont l’inauguration est imminente ; la rénovation du bâtiment de quarantaine du CHU Yalgado Ouédraogo ; la réfection du CHR de Tengandogo ; et la présence continue des brigades médicales chinoises dans les hôpitaux du pays.
Le responsable burkinabè a également salué le rôle déterminant de la Chine pendant la pandémie de COVID-19, son soutien aux campagnes chirurgicales (cardiaque et ophtalmologique) ainsi que les formations offertes aux cadres et praticiens burkinabè. « La République populaire de Chine, pays frère et ami, est un partenaire privilégié du Burkina Faso dans le domaine de la santé », a déclaré le Dr Combary.
Depuis l’envoi de la première équipe médicale chinoise en 1976, la Chine a dépêché seize missions médicales totalisant plus de deux cents médecins. Ces professionnels ont œuvré dans les structures hospitalières du pays, contribuant au renforcement du système de santé burkinabè et à la formation de générations de soignants locaux.
À travers leur engagement, ces équipes incarnent les valeurs de dévouement, d’humanisme et de solidarité internationale qui caractérisent la coopération sino-burkinabè.
La rencontre du 11 novembre marque un nouveau tournant dans la coopération sanitaire entre Ouagadougou et Pékin. Les deux parties ont convenu de consolider les acquis tout en explorant de nouveaux axes de collaboration, notamment dans la recherche médicale, la santé numérique et la prévention des maladies émergentes.
Ainsi, au-delà du soutien matériel, la Chine entend accompagner le Burkina Faso dans la construction d’un système de santé moderne, accessible et durable. Un engagement qui illustre la solidité d’une amitié bâtie sur la confiance et la coopération mutuelle.
John Leonel KABORE




