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Coopération Burkina Faso – Ghana : un partenariat pragmatique pour sécuriser la frontière sud et stimuler le développement


Le Burkina Faso et le Ghana ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération bilatérale à travers la signature d’une convention portant sur la sécurisation et le développement de leur frontière commune longue de 583 kilomètres. La rencontre, tenue le 18 septembre 2025, illustre la volonté des deux pays voisins de conjuguer leurs efforts face aux défis sécuritaires, économiques et sociaux.

Sécurité : renforcer la stabilité du flanc sud

Si l’attention sécuritaire s’est longtemps focalisée sur les zones nord et est du Burkina Faso, la frontière sud avec le Ghana constitue désormais un axe stratégique. La convention prévoit la mise en place de patrouilles conjointes, des échanges d’informations en temps réel, ainsi qu’une analyse partagée des menaces.

Photo de famille des deux délégations

L’objectif est clair, c’est de prévenir les infiltrations, sécuriser les populations locales et consolider un front sud plus stable, afin de permettre au Burkina Faso de concentrer ses ressources militaires sur d’autres fronts plus vulnérables.

Économie : transformer les potentialités en opportunités

Le partenariat ouvre également la voie à un rééquilibrage des échanges commerciaux. Actuellement dominés par l’exportation de matières premières, ces échanges visent désormais à favoriser la transformation locale. L’exemple du coton est révélateur; au lieu de se limiter à l’export brut, l’ambition affichée est de développer une industrie textile compétitive. Le Ghana, grâce à ses infrastructures portuaires et ses technologies, représente une passerelle vers le marché du Golfe de Guinée et un allié pour diversifier et dynamiser l’économie burkinabè.

Éducation : former des compétences pour l’avenir

Au-delà de l’économie, les deux pays envisagent une coopération éducative orientée vers les besoins concrets du développement. La formation ciblée d’ingénieurs, d’agronomes et de logisticiens figure parmi les priorités. Le Burkina Faso, en tirant parti de l’expérience ghanéenne en matière de formation technique et de dynamisme du secteur privé, pourra renforcer ses ressources humaines et répondre efficacement aux défis de l’agriculture, des infrastructures et de la logistique.

Un pragmatisme au service de la souveraineté

Cette démarche diplomatique, loin de remettre en cause l’Alliance des États du Sahel (AES) qui unit le Burkina Faso au Mali et au Niger, apparaît comme une approche complémentaire. Elle traduit une volonté de pragmatisme : mobiliser les partenariats utiles, non par idéologie, mais pour répondre aux urgences sécuritaires et économiques.

À terme, le succès de cette coopération Burkina-Ghana sera mesuré par des résultats tangibles : une meilleure protection des zones frontalières, la création de nouvelles entreprises conjointes, une montée en puissance de l’industrie locale et une amélioration des conditions de vie des populations.

Le Burkina Faso, en approfondissant son dialogue avec le Ghana, réaffirme ainsi que sa diplomatie repose sur un double socle : la défense de la souveraineté nationale et l’efficacité pragmatique des alliances bilatérales.

NAKOULIMA Silamane

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Pengdwendé John Ulrich Leonel KABORE est un journaliste qui s'intéresse aux questions de Développement Durable, Sport, Culture, Nouvelles Technologies et Protection sociale.


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