
Photo illustration (source: CGTN)
Entre janvier et mars, la Chine a enregistré une hausse de 15 % de ses importations et exportations sur un an, pour une valeur totale de 11 840 milliards de yuans (plus de 1 470 milliards d’euros), a annoncé mardi 14 avril l’administration générale des douanes. Un record sur cinq ans, qui témoigne de la forte résilience du commerce extérieur de la deuxième économie mondiale.
Sur cette période, les exportations chinoises ont atteint 6 850 milliards de yuans, en progression de 11,9 %. Des produits vedettes se distinguent : imprimantes 3D, véhicules électriques et batteries au lithium, dont les ventes à l’étranger ont bondi respectivement de 119 %, 77,5 % et 50,4 %.
Cette dynamique s’explique par plusieurs facteurs : la reprise de la demande extérieure, un tissu industriel national complet, et la libération du potentiel d’innovation des entreprises. Le « Made in China », qui ne cesse de gagner en qualité, en efficacité et en services, répond toujours mieux aux besoins de production et de consommation, à tous les niveaux, à l’échelle mondiale.
Des fondamentaux solides
Côté importations, la Chine a importé pour 4 990 milliards de yuans de marchandises au premier trimestre, soit une hausse de 19,6 % par rapport à l’an dernier. Cette envolée s’explique avant tout par la flambée des prix des matières premières et la reprise de la demande intérieure.
Selon des analystes, malgré un environnement extérieur complexe et difficile, la croissance rapide des échanges commerciaux chinois au premier trimestre repose sur des fondamentaux solides, une grande vitalité et une forte dynamique.
La valeur totale des échanges dépasse 10 000 milliards de yuans pour le douzième trimestre consécutif, et la croissance est repassée à deux chiffres depuis le quatrième trimestre 2022. Les échanges avec les économies développées progressent globalement, tandis qu’ils affichent une croissance à deux chiffres avec l’ASEAN, l’Amérique latine et l’Afrique. Cette diversification des marchés consolide les bases du commerce extérieur chinois.
Une grande vitalité des acteurs
Les entreprises privées occupent depuis des années la première place. Grâce à des mesures incitatives accélérées, leur dynamisme est stimulé. Au premier trimestre, sur les 618 000 entreprises ayant enregistré des importations ou exportations, plus de 540 000 sont privées. Leurs échanges ont atteint 6 780 milliards de yuans (+16,2 %), portant leur part à 57,3 % du total national.
Les entreprises à capitaux étrangers, quant à elles, affichent une croissance à deux chiffres tant à l’export qu’à l’import (+16,1 %), pour le huitième trimestre consécutif. Plus de 6 200 nouvelles entreprises étrangères ont été enregistrées par les douanes, et le nombre total de sociétés étrangères ayant réalisé des échanges a augmenté de plus de 1 000 sur un an, pour atteindre 69 000.
Une forte dynamique
L’optimisation de la structure des exportations et l’élan des importations se renforcent. Au premier trimestre, les exportations de composants de stockage et de processeurs ont progressé de 39,1 %, et celles d’équipements électriques (production, transport, transformation, stockage d’énergie) affichent aussi une croissance à deux chiffres. La demande intérieure augmente régulièrement, entraînant volume et qualité des importations. Les importations de produits de haute technologie ont bondi de 25,1 %, tandis que les matières premières et biens de consommation maintiennent une bonne dynamique. « Stabiliser les exportations » et « élargir les importations » agissent de concert, insufflant un nouvel élan au commerce extérieur.
L’OMC prévoit récemment un ralentissement de la croissance du commerce mondial de marchandises à 1,9 % en 2026, soit une baisse de 2,7 points. L’OCDE souligne que l’évolution des conflits au Moyen-Orient met à l’épreuve la résilience de l’économie mondiale.
Malgré ces incertitudes, les conditions et tendances qui sous-tendent la croissance soutenable de l’économie chinoise n’ont pas changé. Les atouts et le potentiel de son commerce extérieur ne cessent de s’affirmer. La forte progression des échanges au premier trimestre jette ainsi des bases solides pour une croissance stable tout au long de l’année. La deuxième économie mondiale dispose des moyens nécessaires pour stabiliser son commerce extérieur et en optimiser la structure.




