Le Sénégal est à nouveau sur le toit de l’Afrique. Au terme d’une finale haletante et longtemps indécise, les Lions de la Teranga ont décroché la Coupe d’Afrique des Nations 2025 en s’imposant face au Maroc après prolongation (1-0), ce dimanche à Rabat. Quatre ans après leur premier sacre, les hommes d’Aliou Cissé confirment leur statut de référence du football africain.
Dès les premières minutes, la rencontre se joue sur un rythme élevé, dans une atmosphère électrique portée par un stade acquis à la cause marocaine. Plus incisifs dans l’entame, les Sénégalais se signalent rapidement par leur pressing et leurs projections offensives, notamment sur le flanc gauche où Sadio Mané se montre particulièrement remuant. Sur un corner bien frappé, Pape Gueye surgit au second poteau mais se heurte à un Yassine Bounou déjà décisif, auteur d’un premier arrêt de grande classe.
Le Maroc tente progressivement d’imposer sa maîtrise collective, avec un bloc haut et une circulation fluide, mais se heurte à la densité et à la rigueur sénégalaises dans l’entrejeu. Les espaces se ferment, les duels se multiplient et la finale se durcit. Juste avant la pause, le Sénégal se crée une occasion franche : lancé en profondeur par Nicolas Jackson, Ndiaye défie Bounou dans la surface, mais le portier marocain s’illustre une nouvelle fois en remportant son face-à-face du pied. À la mi-temps, le score reste nul et vierge, mais le Sénégal semble plus proche d’ouvrir la marque, tandis que Bounou s’impose déjà comme l’homme du match.
Au retour des vestiaires, le Maroc hausse nettement le curseur. Plus agressifs et plus rapides dans la circulation, les Lions de l’Atlas exploitent davantage les couloirs, avec un Achraf Hakimi omniprésent. Les centres se succèdent et Youssef En Nesyri puis Ayoub El Kaabi se montrent dangereux, ce dernier manquant de peu le cadre sur une offrande à ras de terre. Acculés par moments, les Sénégalais plient sans rompre, s’appuyant sur une défense disciplinée et sur leur solidité mentale.
Dans le dernier quart d’heure du temps réglementaire, le Sénégal reprend progressivement le contrôle grâce aux changements offensifs. Mbaye apporte immédiatement du danger et oblige encore Bounou à une parade décisive, rappelant que les Lions de la Teranga restent capables de faire basculer la rencontre à tout instant.
La fin du temps réglementaire plonge ensuite la finale dans une séquence totalement irréelle. Après un but sénégalais refusé plus tôt sur un coup de sifflet jugé prématuré, la tension atteint son paroxysme sur un corner marocain. À la suite d’un contact dans la surface entre un défenseur sénégalais et Brahim Diaz, l’arbitre consulte la VAR et accorde un penalty au Maroc, une décision vivement contestée par le camp sénégalais. Les protestations dégénèrent, les avertissements pleuvent, des supporters envahissent brièvement la pelouse et, dans un climat de confusion totale, les joueurs sénégalais quittent momentanément le terrain, provoquant une longue interruption.
Après le retour au calme et la reprise du jeu, le moment clé survient : Brahim Diaz s’élance pour tirer le penalty et tente une panenka audacieuse, mais Édouard Mendy reste parfaitement lucide et capte le ballon, déclenchant l’explosion de joie du banc sénégalais.
La prolongation sourit finalement au Sénégal. Profitant d’un moment de désorganisation de la défense marocaine, Pape Gueye trouve l’ouverture d’une frappe somptueuse depuis l’entrée de la surface, trompant enfin Bounou et libérant les siens (1-0, 94e). Touché par la blessure d’Igamane, le Maroc pousse avec courage malgré l’infériorité numérique, se montrant encore dangereux sur coups de pied arrêtés, notamment avec une tête d’En Nesyri sur la barre transversale.
Solides, concentrés et disciplinés jusqu’au bout, les Lions de la Teranga résistent aux dernières offensives marocaines et conservent leur avantage jusqu’au coup de sifflet final. Le Sénégal s’offre ainsi une deuxième Coupe d’Afrique des Nations, confirmant sa place parmi les grandes puissances du football africain et inscrivant un peu plus son nom dans l’histoire du continent.
la rédaction/tinganews.com
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