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Burkina Faso: un laboratoire national de biosécurité inauguré


L’image contient peut-être : 2 personnesLe Burkina Faso se dote désormais d’un laboratoire national de biosécurité situé à Kamboicin. Son coût s’élève à 565 817 869 FCFA, financé par l’État burkinabè grâce à un prêt de la Banque mondiale, avec des équipements d’une valeur de 825 094 693 F CFA, obtenus par le biais des financements nationaux et un don matériel de l’UEMOA. La cérémonie d’inauguration est intervenue le lundi 02 septembre 2019 sous la présidence effective du ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, le professeur  Alkassoum Maiga. Il avait à ses cotés madame Chantal Zoungrana/Kaboré, Directrice générale de l’Agence nationale de biosécurité (ANB). La biosécurité a été mise en place dans notre pays en vue de contribuer à la prévention des risques biologiques notamment ceux qui sont liés au développement des biotechnologies (génie génétique, cultures transgéniques, OGM.) sous un aspect préventif car avec l’avènement du changement climatique, de la dégradation des écosystèmes, la démographie, la santé publique, de nombreux défis sont à relever. A en croire Chantal Zoungrana/Kaboré, Directrice générale de l’Agence nationale de biosécurité, le Burkina Faso a ratifié en 2003, le protocole sur la biosécurité établissant des règles et procédures ainsi que des mesures à prendre qui sont d’ordre administratif, institutionnel, législatif et réglementaire et vise à assurer l’utilisation sans danger des organismes génétiquement modifiés (OMG) susceptibles de nuire à l’environnement et à la santé humaine et animale. Mais c’est en 2004 que des règles nationales en matière de sécurité en biotechnologie, seront adoptées lors d’un décret du gouvernement.  L’Agence nationale de biosécurité quant à elle a été créée en 2005. Plusieurs autres structures comme le comité scientifique national et l’observatoire national de biosécurité seront mises en place.

La construction du laboratoire s’inscrit dans ce projet régional de biosécurité en Afrique de l’Ouest (PRBAO). Il dispose de plusieurs plateaux techniques qui lui permettront de détecter, d’identifier et de quantifier les OGM et les nuisibles, une chaîne complète pour les analyses sérologiques et d’acides nucléiques, des équipements pour l’analyse compositionnelle des aliments et des valeurs nutritives, la détermination des résidus de pesticides.

A ce sujet madame Zoungrana explique: »« Le laboratoire national de biosécurité, de par son plateau technique haut de gamme, se positionne comme une base d’un technopôle en matière de biosécurité.  Le laboratoire pourra rendre service à toute personne qui voudra évaluer les organismes vivants. C’est un laboratoire qui, au départ, est conçu pour contrôler les OGM, mais il a été équipé de telle sorte qu’il puisse aussi servir tous les autres départements ministériels (…) Sa spécificité, c’est qu’elle traite des aspects de bio-informatique »

Pour le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Alkassoum Maiga, « l’adoption de la biotechnologie doit se faire de façon sécurisée pour en tirer le plus de profit et réduire au maximum les risques potentiels afférant à leur disposition ». La cérémonie a aussi été marquée par une remise de matériels et une visite des différents locaux.

Pengdwendé John Ulruch Léonel KABORE / Stagiaire

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