La 3e Région Militaire du Burkina Faso a connu un changement de commandement ce lundi 3 novembre 2025, lors d’une cérémonie officielle présidée par le Chef d’État-Major de l’Armée de Terre, le Colonel Hamed Hermann Rouamba. Cette passation de commandement marque le transfert des charges entre le Colonel Éric Dabiré, désormais Chef de l’État-Major Intégré de la Force Unifiée de l’Alliance des États du Sahel (FU-AES), et son successeur, le Lieutenant-Colonel Armand Michel Ouédraogo.
Dans une atmosphère solennelle, le Lieutenant-Colonel Armand Michel Ouédraogo a exprimé sa reconnaissance envers le haut commandement militaire pour la confiance placée en lui à travers cette nomination stratégique. Il a salué le professionnalisme et le leadership de son prédécesseur, dont les actions ont, selon lui, « contribué à renforcer la capacité opérationnelle des troupes et à consolider la sécurité dans la région ».
« C’est un honneur et une lourde responsabilité. Je mesure l’ampleur des défis, mais je reste convaincu qu’avec la discipline, la cohésion et le sens du devoir, nous relèverons ensemble les missions qui nous sont confiées », a déclaré le nouveau commandant dans son allocution.
Le Colonel Éric Dabiré, appelé à de nouvelles fonctions au sein de la Force Unifiée de l’Alliance des États du Sahel (FU-AES), a été chaleureusement salué par ses pairs et subordonnés pour son engagement sans faille et son sens du commandement. Sous son leadership, la 3e Région Militaire a su maintenir un haut niveau de performance malgré les défis sécuritaires multiples auxquels le pays fait face.
Le Colonel Hamed Hermann Rouamba, présidant la cérémonie, a rendu hommage à l’ensemble du personnel de la région pour sa résilience et a exhorté les troupes à soutenir pleinement le nouveau commandant. « Le contexte sécuritaire exige rigueur, vigilance et unité d’action. La continuité du commandement doit être un atout, pas une rupture », a-t-il insisté.
Conscient des défis sécuritaires persistants, notamment dans les zones de l’Ouest et du Centre-Nord, le Lieutenant-Colonel Ouédraogo a réaffirmé sa volonté de poursuivre la défense opérationnelle du territoire et de renforcer la coordination entre les forces armées et les populations locales.
Il a insisté sur la nécessité d’un esprit de corps solide et d’un sens accru du sacrifice, indispensables pour restaurer la paix et la stabilité dans la région.
Cette passation de commandement s’inscrit dans la dynamique globale de restructuration des forces armées burkinabè, amorcée dans le cadre de la coopération sécuritaire au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).
À travers ce changement, l’armée de Terre confirme sa volonté de maintenir la continuité du commandement, tout en insufflant un nouveau souffle de leadership et d’engagement patriotique au service de la nation.
John Leonel KABORE




