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Burkina/72h du lait local: une 11e édition sous le signe de la souveraineté alimentaire horizon 2035


La 11ᵉ édition des 72 heures du lait local s’est officiellement ouverte ce lundi 22 décembre 2025 à Ouagadougou. Pour cette édition, l’événement se positionne comme un espace de dialogue, de plaidoyer et de sensibilisation en faveur de la consommation du lait produit et transformé au Burkina Faso. Elle est organisée par l’Union nationale des mini laiterie et des producteurs du lait du Burkina (UMPL/B).

Placé sous le thème « Conformité et innovation pour une filière lait local durable et inclusive au Burkina Faso »,  les activités de la 11e édition des 72 heures du lait local ont débuté le 22 décembre 2025 à Ouagadougou. Un évènement qui réunit des acteurs de la chaîne de production du lait local du Burkina Faso et des partenaires techniques et financiers.

Adama Diallo, président de l’Union nationale des mini-laiteries de producteurs de lait local (UNMLP)

Selon Adama Diallo, président de l’Union nationale des mini-laiteries de producteurs de lait local (UNMLP), le Burkina Faso dispose d’énormes atouts dans la production du lait. En effet , avec environ 10 millions de têtes de bétail et un potentiel estimé à 250 millions de litres de lait par an, seulement 5 % de cette production locale sont actuellement transformés.

Créées en 2015, les 72 heures du lait local sont nées dans un contexte marqué par la suppression des quotas laitiers en Europe, entraînant une forte présence du lait en poudre importé sur le marché burkinabè. « Nous avons créé les 72 heures du lait local pour constituer un espace de dialogue entre producteurs et transformateurs, afin de mieux comprendre nos difficultés, mais aussi pour porter des messages de plaidoyer auprès des autorités », a expliqué Adama Diallo.

Selon lui, la dynamique de la filière lait repose sur un principe simple « c’est le marché qui tire la production ». D’où la nécessité de promouvoir le lait local, de renforcer la visibilité de la marque “Faso”, et de sensibiliser les consommateurs, considérés comme un levier essentiel du développement de la filière.

L’UNMLP plaide également pour l’intégration du lait local dans les cantines scolaires, afin de favoriser une consommation durable dès le plus jeune âge. « Beaucoup de personnes âgées ont été éduquées avec du lait en poudre à l’école. Aujourd’hui, nous demandons que nos enfants soient éduqués avec du lait local, afin qu’ils deviennent les consommateurs de demain et contribuent au développement de la filière », a soutenu Adama Diallo.

Si le lait local commence progressivement à s’ancrer dans les habitudes alimentaires des burkinabè, des efforts restent nécessaires pour renforcer la confiance des consommateurs. « Il y a eu une période où le potentiel existait, mais la consommation ne suivait pas. Aujourd’hui, nous travaillons sur la qualité de nos produits afin que les consommateurs aient confiance et comprennent que consommer le lait local, c’est aussi développer notre propre économie », a-t-il ajouté.

L’objectif affiché par les acteurs est de transformer l’ensemble du potentiel national, couvrir les besoins du marché intérieur et, à terme, réduire, voire supprimer, les importations de lait en poudre, jugé moins nutritif que le lait local.

Présent à la cérémonie, Jacques Simporé, représentant de la directrice régionale de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques du Centre (Kadiogo), a salué la résilience des acteurs de la filière. « Ces 72 heures constituent une opportunité pour les producteurs et transformateurs de présenter leurs préoccupations. L’État met les moyens nécessaires pour soutenir la filière lait, et des efforts supplémentaires seront consentis pour sa bonne marche », a-t-il assuré.

Karim Séré

De son côté, Karim Séré a félicité l’UNMLP pour sa constance et réaffirmé l’engagement d’OXFAM Burkina, partenaire de la filière lait depuis plus de quinze (15) ans. « La promotion du lait local s’inscrit pleinement dans la vision du “Consommons local” et de la souveraineté alimentaire. Nous encourageons les acteurs à redoubler d’efforts afin que, dans les années à venir, le Burkina Faso puisse atteindre l’objectif de zéro importation de lait en poudre », a-t-il conclu.

Prévue du 22 au 24 décembre 2025, la 11ᵉ édition des 72 heures du lait local ambitionne ainsi de renforcer le plaidoyer et d’accélérer la transition vers une filière laitière performante, durable et souveraine.

John Leonel KABORE 

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Pengdwendé John Ulrich Leonel KABORE est un journaliste qui s'intéresse aux questions de Développement Durable, Sport, Culture, Nouvelles Technologies et Protection sociale.


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