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IUTS sur les primes et indemnités des fonctionnaires au Burkina : l’Etat fait marche arrière


Ouf ! Les quelque 200 mille agents de la fonction publique peuvent encore respirer. Grande et agréable fut en effet leur surprise quand, répondant au traditionnel viimkoèga de fin du mois, ils constatèrent que le prélèvement de l’Impôt unique sur les traitements et salaires (IUTS) annoncé sur leurs primes et indemnités n’avait pas été effectué.

En réalité, c’était une demi-surprise pour beaucoup puisque, dès le 15, les bulletins du mois en cours sont imprimés de sorte que l’information a eu le temps de faire le tour depuis une dizaine de jours.

On peut y voir une sorte de reculade de l’Etat sans qu’on sache pour le moment si c’est pour mieux couper ou si tout simplement il a renoncé à l’appliquer.

L’affaire ne devrait pourtant plus souffrir aucune discussion, en théorie, puisque la mesure a été officiellement votée par l’Assemblée nationale dans la loi de finances, exercice 2020.

C’est que depuis, et même bien avant pour certains, les syndicats, des partis politiques et des organisations de la société civile, pour des raisons plus ou moins partisanes, sont vent debout contre cette nouvelle disposition fiscale qui, à leurs yeux, va davantage appauvrir des travailleurs qui ne sont déjà guère immensément riches.

On peut, en réalité, comprendre leurs positions d’autant plus qu’on sait qu’une grosse part des salaires et traitements est constituée par ces primes et indemnités.

Le hic dans cette affaire est que les travailleurs du privé, qui représentent le plus gros contingent des contribuables, sont soumis depuis longtemps à cette ponction fiscale sans qu’on ait jamais vu un quelconque syndicat s’en émouvoir outre mesure. Et à ceux qui parlent d’équité fiscale, ils rétorquent que celle-ci peut consister aussi à abroger la disposition imposée au privé depuis belle lurette.

L’Etat peut-il objectivement se permettre ce luxe alors que, justement, il cherche toutes les niches fiscales possibles et imaginables pour répondre aux interminables revendications salariales des fonctionnaires ?

En tout cas, on espère que  Bassolma_Bazié, le secrétaire général de la CGT-B, et ses troupes organiseront la même guérilla syndicale pour obliger la puissance publique qui, en réalité, n’a jamais été aussi… faible que maintenant, à supprimer la mesure dans le privé si d’aventure elle n’arrivait pas à l’imposer dans l’administration publique, comme on le craint surtout en cette année électorale.

San Evariste Barro/L’Observateur Paalga

Le titre est de la Rédaction

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