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Enseignement supérieur : Le ministre Maiga veut des années académiques normales


Du 27 au 29 juillet 2017, les acteurs de l’enseignement supérieur se sont retrouvés à Ouagadougou en vue de mener des concertations sur la résorption des retards et des chevauchements des années académiques dans les universités publiques du Burkina Faso. Après trois jours de travaux, les participants ont fait des propositions en vue de sortir les universités publiques de ce problème. La cérémonie de clôture des concertations a eu lieu ce samedi 29 juillet 2017 en présence d’Alkassoum Maïga, ministre de l’enseignement secondaire et de la recherche scientifique.

Ce n’est un secret pour personne, les universités publiques du Burkina Faso font face à des retards causant ainsi des chevauchements des années académiques. Plusieurs concertations ont déjà été menées afin de venir à bout du problème. Sans succès. La dernière en date et qui vient de se tenir suscite l’espoir chez les différents acteurs désireux de mettre un terme aux retards académiques. En effet, l’objectif visé par cette dernière concertation, c’est de fonder un pacte sur la résorption des retards et les chevauchements des années académiques et de fixer les conditions d’adhésion et d’accompagnement de tous les acteurs à la mise e œuvre d’un plan de recadrage des années académiques et de relance de l’enseignement supérieur public au Burkina Faso.

Après donc trois jours d’intenses travaux, les participants aux concertations ont proposé des solutions afin de résorber les retards et normaliser les années académiques. Des propositions consignées dans un rapport général. De quoi réjouir Alkassoum Maïga, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique qui salue une rencontre historique, parce que la chaine de décision de l’enseignement supérieur s’est mise en retrait afin de permettre aux acteurs de terrain de discuter entre eux.

Hector Raphael Ouédraogo, président de l’Association des parents d’élèves du secondaire et du supérieur du Burkina Faso salue également cette rencontre. Il invite cependant les autorités à mettre en œuvre les décisions prises pendant les concertations.

Conclusions connues dès le début, accuse l’ANEB et la FESCI-BF

A l’issue des concertations, le protocole d’accord qui devait engager les différents acteurs au respect du schéma de résorption des retards et des chevauchements des années académiques n’a pas été signé par l’UGEB (Union générale des étudiants du Burkina) qui comprend les six sections de l’ANEB (Association nationale des étudiants du Burkina), ainsi que par la FESCI-BF (Fédération des étudiants et scolaires pour l’intégrité au Burkina Faso). Ces syndicats estudiantins estiment en effet que les décisions étaient déjà prises dès le début et sans leur consentement et que les présentes concertations n’avaient pour but que de leur faire accepter des décisions prises de façon antidémocratique.

Traoré Danouma Ismaël, porte-parole de ces structures syndicales précises : « Les débats étaient très verrouillés au niveau des différentes commissions, de sorte que lorsque les gens ont débattu et sont rentrés en plénière, on s’est rendu compte qu’il y a plusieurs préoccupations qui ont été soulevées en commissions, mais en fin de compte, n’ont pas été prises en compte. C’est ce qui nous fait croire que c’est un texte qui a été concocté quelque part et qu’on veut faire avaliser par les différents acteurs. »

Face à ce refus de signer le protocole d’accord, Alkassoum Maïga dit comprendre l’attitude des représentants de ces structures syndicales. « On ne peut pas être un délégué et venir signer pour engager sa structure. Je pense que ce sont des précautions très importantes de faire en sorte que les délégués qui étaient présents ici ne soient pas désavoués par la base ; mais c’est bien qu’on puisse déjà s’entendre sur un minimum et que chacun puisse aller partager avec sa base ce minimum –là, le temps qu’on mette les choses en forme (…) Ce n’est pas l’acte formel qui n’a pas eu lieu ce jour-là qui peut déteindre sur la qualité des débats et des résultats atteints. » Il espère donc qu’après avoir consulté leurs bases, l’acte formel sera signé par toutes les parties prenantes.

Justine Bonkoungou 
Lefaso.net

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