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Coronavirus en Chine: la solidarité africaine, en avant


Résultat de recherche d'images pour "coronavirus et les chinois"Le coronavirus est une souche  incriminée comptant un grand nombre de virus qui peuvent causer simultanément beaucoup de maladies chez l’animal et chez l’homme allant d’un simple rhume à des pathologies plus graves. Il est  apparu en fin décembre 2019 en République populaire de Chine, précisément dans la ville de Wuhan relevant de la province de Hubei, située au nord du lac Dongting.

Depuis lors les autorités chinoises consentent au quotidien d’énormes efforts  et prennent des mesures drastiques pour barrer la route à l’épidémie: confinement de plusieurs villes, construction d’hôpitaux dans des délais record etc. Elles diversifient chaque jour des initiatives pour venir à bout de ce fléau en impliquant tous les Chinois, comme il a toujours été le cas dans ce pays face aux grands défis. Elles misent sur les avantages du système social de la Chine pour gagner la lutte contre le coronavirus.

Lors de la réunion du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) tenue le 3 février 2020, le président Xi Jinping a déclaré que le peuple chinois remportera la lutte contre le coronavirus. Et moins de deux semaines après, les plus hautes autorités de la Chine ont constaté lors de leur troisième réunion tenue le 12 février  que la situation de l’épidémie a connu des changements positifs et les efforts de prévention et de contrôle mis en place ont obtenu des résultats remarquables.En effet, les experts sanitaires constatent  décroissement des décès ces derniers jours: 105 morts lundi, contre 142 dimanche et 143 samedi. Le nombre de nouveaux cas recensés en dehors du Hubei décroît également, de 115 lundi 17 février  contre près de 450 une semaine plus tôt. Désormais à coté des cas confirmés et des décès, on enregistre des personnes guéries du COVID_19  en Chine dont le nombre est plus de 16 000 à ce jour.

Pendant ce temps, certains média étrangers s’adonnent à des exercices d’intox sur le sujet. D ’autres s’appuyant notamment sur des vidéos montrant des Asiatiques en train de déguster de la soupe à la chauve-souris et prétendant que la consommation de ce plat serait à l’origine du coronavirus, ne cessent de faire des allégations basées sur des clichés racistes et anti-chinois alors que selon plusieurs experts, aucune de ces images n’a été tournée en Chine. D’ailleurs, selon plusieurs spécialistes de la culture culinaire chinoise, cette pratique est inexistante en Chine. A en croire, Guansheng Ma, directeur du département de nutrition et de gastronomie de l’université de Pékin, la consommation de chauve-souris est plus que rare, manger de la chauve-souris est inacceptable dans la culture chinoise. En clair, les vidéos qui circulent sur internet et dans réseaux sociaux seraient tournées dans d’autres contrées et non en Chine.

Si l’objectif visé par ces fausses informations et leurs auteurs est de créer de par le monde un sentiment anti-chinois, raciste et inamical, l’Afrique en général et des pays comme le Burkina Faso en particulier devraient pouvoir lire le jeu  et s’en démarquer résolument. Les populations africaines ne doivent pas tomber dans leur piège comme il a failli être le cas au Burkina Faso. Ce cas passé au Burkina mérite d’être rappelé : un jeune homme de nationalité chinoise ayant une toux depuis 8 mois est venu au Burkina Faso, le 29 janvier 2020 en provenance d’une localité située à l’extrême Nord de la chine où aucun cas n’a été notifié jusqu’à ce jour. Dès son arrivée, il est conduit directement à son domicile. Mais suite à la persistance de sa toux et à l’apparition d’une fièvre, il sollicite lui-même une consultation avec une radiographie à la délégation médicale chinoise. Sur initiative de l’ambassade de Chine et dans l’optique de prévenir un éventuel cas du coronavirus, le jeune chinois et 20 personnes de ses contacts identifiées ont reçu une consigne d’auto isolement. Ils ont subi des examens médicaux  de coronavirus qui se sont révélés par la suite négatifs.

Mais  sans même attendre les résultats des examens, une certaine opinion avait relayé l’information selon laquelle, un Chinois était atteint de coronavirus et proposait déjà aux autorités burkinabé d’interdire la venue de Chinois au Burkina comme mesure pour éviter une épidémie de coronavirus dans le pays. Heureusement, les autorités n’ont pas écouté.

Ce bref rappel nous édifie que le coronavirus ne doit être ni confondu à une nationalité, ni attribué à un peuple. Il est tout simplement une maladie virale mortelle et les peuples qui y font face ne l’ont jamais souhaitée, encore moins ne l’ont créée. Il n’a donc pas une peau chinoise. Il se propage tout naturellement et c’est ensemble que cette épidémie sera vaincue. Il est aussi important de retenir que tous les avions qui arrivent au Burkina ou d’autres aéroports africains ne transportent pas seulement des Asiatiques, que dire, des Chinois.Résultat de recherche d'images pour "les coronavirus: les controle dans les aéroports en afrique" C’est pourquoi les principales mesures qu’il convient de prendre au Burkina comme partout ailleurs en Afrique sont de rester en état d’alerte maximum, d’évaluer les risques aux portes d’entrée aéroportuaires et mettre en place des mécanisme de contrôle et d’examen de détection de cas suspects dès les entrées de nos aéroports. Car il y a eu des contaminations déclarées à travers le monde et tout voyageur, quelle que soit sa nationalité, peut être source de contamination.

Nous interpellons les Etats africains en général et le Burkina Faso en particulier à renforcer les mesures de contrôle et de sécurité aux frontières et à sensibiliser les populaires à rester solidaires de tous les peuples en proie à cette maladie. L’amitié ne se nourrit-elle pas de la solidarité ? L’exemple de la Chine  est très illustratif, et si besoin en est, peut être un cas école. En effet, en pleine épidémie d’Ebola en Afrique, alors que certaines puissances rapatriaient leurs ressortissants, l’on a vu les autorités chinoises déployer des experts médicaux chinois au chevet des pays africains touchés, au nom de l’amitié.

Au Burkina, malgré l’insécurité, la Chine, contrairement à d’autres puissances qui décrètent des zones rouges déconseillées à leurs ressortissants, multiplie l’envoi d’experts de tous les domaines pour contribuer à l’effort national de réduction de pauvreté, de lutte contre l’analphabétisme, contre les maladies, etc. Ce qu’il faut faire pour les Chinois comme pour tous les autres peuples confrontés au coronavirus, c’est de leur témoigner notre solidarité.

Alors, comme le dit si bien l’artiste ivoirien, il est grand temps… Il est grand temps  que les Burkinabé témoignent leur plus grande solidarité aux Chinois, il est grand temps que certains Burkinabé cessent de mijoter dans leur esprit et dans celui d’autres Burkinabé des pensées et des paroles qui laissent croire à d’autres manquant de discernement que Chinois égale à coronavirus. La sagesse de nos ancêtres est très claire : « quand le feu de ton ami ou de ton voisin prend feu, il faut lui porter secours »

Jérôme KABORE

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