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Coopération sino-africaine: la Chine intègre le commerce des services


Des chiffres à faire rêver : 179 pays et régions, 646 000 participants, 424,27 milliards de dollars en chiffre d’affaires prévisionnel … C’est le résultat cumulé des cinq premières éditions de la Foire internationale du commerce des services de Beijing (CIFTIS)

La CIFTIS est la première plateforme complète spécialisée dans le commerce des services au monde. Coorganisée par le ministère du Commerce de la Chine et la municipalité de Beijing, elle se tient dans la capitale chinoise chaque année du 28 mai au 1er juin depuis 2012. L’Organisation mondiale du commerce, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développementainsi que l’Organisation de coopération et de développement économiques sont au nombre des structures qui appuient de manière permanente la CIFTIS. Cette année encore, Beijing accueillera une fois de plus la CIFTIS autour du thème « Ouverture, Innovation, Sagesse et Intégration ».  

Propulsé par la CIFTIS et une série de mesures de soutien, le commerce de services en Chine a connu un développement rapide au cours des cinq dernières années, avec un taux de croissance annuel moyen de 7,6 %, soit 4,5 points de plus que son taux de croissance mondial.  

La Chine entend bien poursuivre sur cette lancée en misant entre autres sur ses liens avec l’Afrique. Le 4e Forum de la journée de l’Afrique, organisé par le Forum industriel Chine-Afrique (CAIF), se tiendra pendant la CIFTIS. Selon les experts, le commerce des services s’annonce être un nouveau domaine prometteur de la coopération sino-africaine. Pour le moment, plus de 20 pays africains, dont le Kenya, l’Éthiopie, le Sénégal et la Tunisie, ont confirmé leur présence au forum.  

À cette occasion, CHINAFRIQUE s’est entretenu avec Cheng Zhigang, secrétaire général du CAIF, au sujet de la CIFTIS et du Forum de la journée de l’Afrique. Suit le texte révisé de l’interview.  

CHINAFRIQUE : Quelles sont les particularités de la CIFTIS de cette année et quelles sont les grandes tendances de la coopération sino-africaine dans le domaine du commerce des services ?  

Cheng Zhigang : Cette année, 10 sites de réunion seront ajoutés, l’événement prend donc de l’ampleur, avec plus de participants et d’entreprises que par le passé.  

Ces dernières années, le développement de la technologie des mégadonnées a largement encouragé la coopération sino-africaine dans le domaine du commerce des services. Bien que la technologie des données et des réseaux ne soit pas encore assez avancée en Afrique, elle s’est tout de même développée très rapidement au cours des cinq dernières années, en particulier dans des pays tels que le Nigeria et le Kenya, qui utilisent les mégadonnées pour promouvoir le développement des nouveaux matériaux, du commerce électronique, de l’internet et d’autres secteurs. En même temps, la Chine a également apporté son soutien à la promotion de l’application des mégadonnées dans l’industrie et l’agriculture, en plus d’envoyer des experts pour mener des analyses de données sur place.  

Je suis moi-même allé en Côte-d’Ivoire l’année dernière. Ce pays espère pouvoir obtenir l’appui de la Chine en matière de cartographie électronique et a déjà obtenu un prêt de la Banque mondiale pour la technologie des mégadonnées. Par ailleurs, d’autres pays africains tentent également d’utiliser les mégadonnées dans la cartographie électronique, l’aménagement du territoire, les transports et la construction.  

Cheng Zhigang

Comment envisagez-vous les perspectives de développement de la coopération sino-africaine en matière de commerce de services ?  

À mon avis, les perspectives du commerce de services entre la Chine et les pays africains sont très bonnes, notamment dans les domaines du tourisme, de l’aviation, de la finance et du commerce électronique.  

Les conditions naturelles uniques et les riches ressources touristiques du continent contribuent au développement rapide du tourisme en Afrique, ce qui stimule directement la croissance de l’aviation. Ces dernières années, de nombreux pays africains ont lancé des vols directs avec la Chine, tels queMaurice, qui opère des vols directs avec quatre villes chinoises.

Par ailleurs, la finance constitue également un domaine dans lequel la Chine et l’Afrique devraient renforcer leur coopération à l’avenir, car elle est étroitement liée à l’investissement et au commerce.  

L’année dernière, la société chinoise Alibaba s’est établie au Rwanda, ce qui va promouvoir ses activités en Afrique de l’Est, notamment au Kenya et en Éthiopie. À l’heure actuelle, de nombreuses entreprises chinoises à l’instar d’Alibaba sont présentes ou se préparent à entrer dans le marché africain pour promouvoir le développement du commerce électronique transfrontalier.  

Comment est-ce que le CAIF promeut la coopération sino-africaine dans le domaine des services ?  

Dès la création du CAIF, nos activités en Afrique ont couvert un large éventail de domaines, tels que l’industrie, l’agriculture et la finance. Nous avons discuté avec certaines banques telles que Standard Bank et Ecobank, pour promouvoir le règlement en yuan et encourager l’établissement de leurs succursales en Chine, dans le but de faciliter les transactions commerciales sino-africaines. À l’heure actuelle, plusieurs grandes banques chinoises ont déjà ouvert des succursales en Afrique.  

De plus, nous encourageons activement certains pays africains à mettre en œuvre des politiques d’exemption de visa ou de visa à l’arrivée pour les ressortissants chinois, ce qui non seulement stimulera le tourisme, mais également facilitera les activés commerciales. À l’heure actuelle, certains pays ont exempté les Chinois de visa tels que le Maroc et la Tunisie, alors que certains ont mis en place un visa à l’arrivée ou un visa électronique tels que Madagascar, la Côte-d’Ivoire et l’Éthiopie.  

Bien comprendre les lois locales demeure l’une des choses les plus importantes pour les entreprises chinoises qui veulent s’établir en Afrique. Nous avons mené des recherches à ce sujet dès 2010. Nous traduisons les documents juridiques et les réglementations locales, et nous fournissons aussi des conseils aux entreprises pour réduire leurs risques.  

Quels sont certains des avantages de la Chine dans le secteur du commerce des services avec les pays africains ?  

Comme je l’ai déjà mentionné, la Chine et l’Afrique ont toujours disposé d’une base solide pour la coopération dans les domaines du tourisme, de la finance et du commerce électronique, qui resteront les domaines clés pour la coopération sino-africaine du commerce des services.  

De plus, avec de plus en plus d’entreprises et de touristes chinois se rendant en Afrique, la compréhension mutuelle entre la Chine et l’Afrique ne cesse de s’améliorer, ce qui renforce nos liens interpersonnels et culturels. La Chine est également très disposée à soutenir le développement du secteur des services de l’Afrique. Par conséquent, nous avons augmenté le nombre d’invitations adressées aux exposants africains pour la CIFTIS cette année, afin de mieux échanger sur la coopération future.

Quelles sont les particularités du Forum de la journée de l’Afrique de cette année ?

Cette année, nous mettons l’accent sur la logistique, qui est directement liée à la croissance du commerce. Nous avons ainsi invité des entrepreneurs du secteur de la logistique à participer au Dialogue d’entrepreneurs. En fait, il est difficile pour les entreprises de logistique entrant en Afrique d’obtenir des rendements économiques importants à court terme, mais les perspectives sont très bonnes. Nous encourageons les entreprises de logistique chinoises à être présentes en Afrique, en particulier dans les régions intérieures du continent, afin de faciliter le transport de marchandises et de résoudre efficacement les obstacles au développement du commerce sur place. Les entrepreneurs partageront ainsi leurs conseils sur la construction des lignes logistiques en Afrique lors du Forum de la journée de l’Afrique. Je pense que c’est un sujet de préoccupation pour les gouvernements, les entreprises et les médias chinois et africains. Source:Chinafrique

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