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CDP: qu’est-ce que Blaise Compaoré va dire à ses ouailles en discorde ?


Ils devront tous se retrouver ce mardi 8 octobre à Abidjan autour de Blaise Compaoré, fondateur du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) dont il est le président d’honneur. Objectif, lui rendre compte les uns des conclusions du dernier congrès qui a exclu et suspendu des militants et les autres pour justifier leur choix de soutenir Désiré Kadré Ouédraogo à la prochaine élection présidentielle. A l’analyse, la tâche ne sera pas facile pour le «médiateur ouest-africain» devenu médiateur de son propre parti. Et pour cause, si Blaise Compaoré n’a pas pu éviter ce qui est arrivé, il sera difficile de trouver la solution qui satisfasse les deux parties. A moins que ce soit lui-même qui ait laissé créer tout cela pour des raisons qui lui sont propres.

En père spirituel de son parti politique, Blaise Compaoré ne devrait pas se sentir à l’aise lorsque des cadres de son parti traîne le même parti politique devant la justice. Il ne devrait pas être à l’aise lorsque des cadres de son propre parti aient pour intentions de bloquer le fonctionnement de son parti politique. Dans la même vaine, il ne devrait pas être à l’aise lorsque des cadres et non des moindres de son parti politique, qui se réclament de lui, soient exclus et suspendus du même partipour des raisons qu’on pouvait gérer à l’interne ! Il ne devrait pas être à l’aise lorsque les textes de son parti politique sont foulés aux pieds par ceux qui devraient les appliquer et veiller à leur respect.

La question qui se pose dans le CDP est une question purement politicienne. Kadré Désiré Ouédraogo et ses soutiens estiment qu’il est le mieux placé pour remporter la présidentielle de 2020. Ce qui peut ne pas être faux. Mais, ça se passe dans le cadre du parti, dans le respect des textes de celui-ci. S’il y a des griefs contre Eddie Komboïgo, cela se règle aussi dans le cadre du parti. Comment peut-on espérer diriger un pays en commençant par bafouer les textes de son propre parti politique?

C’est une injure prématurée de faire croire que les cadres, membres du bureau politique du parti et les délégués qui prendront part au congrès extraordinaire du choix du candidat aux prochaines élections présidentielles ne seront pas assez lucides pour faire le bon choix au point de déclarer sa candidature en dehors du cadre du parti dont on est membre. Tout en se réclamant du même parti politique.

Blaise Compaoré ne doit pas perdre de vue que sa position quand il était président du Faso est bien différente de celle qu’il occupe aujourd’hui. En outre, s’il veut bien que son parti lui survive, il doit faire respecter les textes tels que prescrit par le règlement intérieur et les statuts.

Le Burkina Faso d’hier et celui d’aujourd’hui n’est plus le même et personne ne peut fonder une communauté durable et stable sans la baser sur le respect des textes et des règlements. Quand on dit que plus rien ne sera comme avant, c’est tout simplement par rapport au respect des textes.

Dabaoué Audrianne KANI/l’express du Faso

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