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Burkina: les travailleurs de l’action sociale en grève du 24 au 27 avril 2018


Le Syndicat des travailleurs de l’Action sociale (SYNTAS) et le Comité de la confédération générale du travail du Burkina (CGT-B) ont  l’état de leur plateforme revendicative minimale et présenté les perspectives de lutte.C’était au cours d’une conférence de presse tenue à la Bourse du travail de Ouagadougou le jeudi 12 avril 2018.MINISTERE EN CHARGE DE L’ACTION SOCIALE : Le SYNTAS en grève du 24 au 27 avril

Au niveau du ministère de la Femme, de la Solidarité   nationale et de la famille (MFSNF), les préoccupations urgentes des travailleuses et travailleurs n’ont pas été prises en compte par les nouveaux responsables à en croire Juste Koumara Logobana, le secrétaire général du SYNTAS. Pour lui, aucun prétexte, fut-il un changement à la tête du ministère de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille, ne saurait justifier cela car l’Etat est une continuité. ‘’Trop c’est trop, il faut qu’on nous prenne au sérieux !’’, a martelé le SG du SYNTAS qui s’explique en ces termes :’’«Par correspondance en date du 8 février 2018, nos deux structures, en lieu et place d’un préavis de grève, ont interpellé la ministre Hélène Marie Laurence Ilboudo/Marchal sur les préoccupations urgentes des travailleuses et des travailleurs du département. Le SYNTAS et le Comité CGT-B dans cette correspondance ont clairement mis en garde contre tout prétexte fallacieux de changement à la tête du ministère aux fins de dévoyer les préoccupations légitimes des travailleurs et les renvoyer aux calendes grecques. Mais hélas, l’autorité est restée muette, méprisante et versatile». C’est pourquoi les agents de ce ministère ne veulent plus continuer indéfiniment à attendre pour la résolution de leurs revendications aux dires des conférenciers. A l’occasion de cette conférence de presse, le SYNTAS et le comité  CGT-B ont tenu à informer l’opinion publique qu’ils observeront un arrêt de travail de 96h sur toute l’étendue du territoire national pour compter du mardi 24 avril 2018 au vendredi 27 avril. Le syndicat menace également d’observer des sit-in dans les Préfectures, les Hauts commissariats, les Gouvernorats et au ministère de la Promotion de la femme, de la Solidarité nationale et de la Famille pour ce qui concerne la région du Centre les 18 et 19 avril ; de suspendre la transmission des rapports d’activités ; de suspendre la transmission des données statistiques (y compris celles destinées aux partenaires) ; de référer aux présidents des tribunaux départementaux ou de grande instance, tous les cas de conflits familiaux, de violences faites aux femmes, de subsides pour enfant, de mariages d’enfants ; de référer aux Préfets ou aux Hauts commissaires, tous les cas d’enfants trouvés, égarés, victimes de violences, maltraités, victimes de traite et de pires formes de travail ; de suspendre la réalisation de toutes les enquêtes sociales ; de suspendre l’appui technique aux organisations féminines ; de suspendre la garde dans les internats d’éducation spécialisée, les services de suite, les centres d’accueil des enfants en difficulté ; de suspendre les sorties de constats en cas de catastrophes et de suspendre l’évaluation formative dans les Centre d’éveil et d’éducation préscolaire.

Jérôme KABORE

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