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Burkina Faso: zoom sur le Plan sectoriel de l’éducation et de la formation(PSEF)


L’image contient peut-être : 6 personnes, personnes souriantes, personnes deboutLe Plan national de développement économique et social (PNDES) a retenu comme axe stratégique le développement du capital humain. Un de ses objectifs spécifiques est d’accroître l’offre et améliorer la qualité de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la formation, en adéquation avec les besoins de l’économie du Burkina. Pour atteindre cet objectif, le Burkina Faso s’est doté d’un Plan sectoriel de l’éducation et de la formation(PSEF) couvrant la période 2017-2030. Articulé autour de la vision, « un système éducatif démocratique, performant, inclusif et ouvert sur le monde, développant les compétences et l’expertise nécessaires et suffisantes pour le développement socioéconomique du Burkina Faso », ce plan se veut être le référentiel qui canalise les interventions des départements ministériels que sont le MENA, le MESRSI et le MJFIP et de leurs partenaires pour le développement de l’éducation et de la formation. Il est assorti de fondements, d’une vision, des principes directeurs, des objectifs déclinés en programmes stratégiques et d’un mécanisme de suivi et d’évaluation. L’orientation stratégique du PSEF est « d’accroître l’offre et améliorer la qualité de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la formation, en adéquation avec les besoins de transformation de l’économie». Elle est déclinée en trois (03) objectifs stratégiques qui sont : (i) accroître l’offre à tous les niveaux et réduire les disparités; (ii) améliorer la qualité des apprentissages et des acquisitions scolaires ; (iii) renforcer la gouvernance du secteur de l’éducation et de la formation.

Pour la mise en œuvre du PSEF, le secteur « Éducation et Formation » a conçu un plan d’action pluriannuel (PAP) qui constitue son cadre d’opérationnalisation du PSEF sur la période 2017-2020. Le PAP a été élaboré à la suite de l’évaluation du Plan d’action triennal (PAT) 2014-2016 qui a permis de tirer les acquis, les insuffisances et les perspectives. Il tire ses fondements des référentiels suivants : la Loi d’orientation de l’éducation ; l’Etude nationale prospective « Burkina 2025 » ; le Programme présidentiel 2016-2020 ; le Plan national de développement économique et social (PNDES 2016-2020) ; les politiques sous-sectorielles à savoir le Programme de développement stratégique de l’éducation de base (PDSEB 2012-2021), le Plan national de développement de l’enseignement supérieur (PNADES 2014-2023), la Politique nationale d’enseignement et de formation techniques et professionnels (PN-EFTP).Résultat de recherche d'images pour "photo d'élèves burkinabé"

Le PAP traduit la volonté de trois départements ministériels que sont le Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation (MENA), le Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation (MESRSI) et le Ministère de la jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelle (MJFIP) de se doter d’un cadre unique de planification et de mise en œuvre de l’action publique en matière d’éducation et de formation. Il est désormais le cadre de référence pour l’ensemble des partenaires leur permettant d’inscrire leurs actions et d’évaluer leurs contributions respectives à sa mise en œuvre.

Pour sa mise en œuvre, le Burkina Faso bénéficie du concours financier de divers partenaires techniques et financiers soutenant le secteur de l’éducation e de la formation. Il bénéficie également de l’appui de diverses Organisations non gouvernementales (ONG) et Associations actives en éducation et formation.

Sa formulation a impliqué l’ensemble des structures intervenant dans le domaine de l’éducation et de la formation et a permis la définition d’actions pertinentes mais surtout d’assurer une cohérence entre les programmes sous-sectoriels. Le processus participatif qui a marqué l’élaboration du plan d’action vise à permettre l’appropriation de son contenu par tous les acteurs concernés et leur permettre d’avoir une vision partagée des rôles et des responsabilités entre les Ministères sous-sectoriels et ses différents partenaires.

Pour la programmation physique et financière du PAP/PSEF, un modèle de simulation a été utilisé pour estimer les besoins physiques et financiers à l’horizon 2030, dans l’optique de mettre en cohérence les objectifs du Secteur de l’éducation et de la formation (SEF) en exploitant les liens existant entre les sous-secteurs. Conçu sur la base des recommandations issues des résultats du Rapport d’état du système éducatif national (RESEN), des documents de politiques sectorielles et des engagements internationaux, le modèle dégage les grandes masses par poste de dépenses et donne des ordres de grandeur des besoins physiques pour une meilleure visibilité des actions et une meilleure prévisibilité des ressources mobilisables. Il ne permet pas de donner les détails qui sont contenus dans les documents de prévisions comme la Loi de finances, le Budget programme et le Cadre de dépenses à moyen terme (CDMT). En outre, il n’intègre les investissements sur les constructions d’infrastructures annexes (logement, latrines pour normalisation, magasins, cuisines, etc.) et de bâtiments à usage administratif ainsi que l’ensemble des investissements pour l’enseignement supérieur.

Ulrich Léonel (stagiaire)

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