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Burkina Faso: décidément les fous de la mort sont de retour


Un maire de commune assassiné par balles par des individus non-identifiés, un véhicule de l’armée qui saute sur une mine; sept blessés dont deux cas graves. C’est le nouveau bilan de la énième attaque terroriste perpétrée au Nord du pays, notamment la région du Soum. Comme quoi, quand on pense qu’ils ont baissé la garde, les terroristes se signalent de la plus grave des manières. En clair, cela voudrait dire que la lutte contre le terrorisme est loin d’être gagnée. Au contraire, il faut l’intensifier et sans doute multiplier les modes de lutte. Car, tout porte à croire que toutes les stratégies qui sont mises en place depuis la première attaque en janvier 2016, présentent aujourd’hui des limites. Autrement dit, le citoyen lambda se pose la question de savoir comment des individus peuvent-ils, avec autant de facilité, traverser une zone qu’on sait en insécurité pour venir tuer et repartir comme ils sont venus. Il y a tout de même un problème!

Nos forces de défense et de sécurité disposent quand même de moyens logistiques à même de traquer les terroristes, surtout quand ils opèrent à motos et surtout dans des tricycles. Rarement, on a entendu que des assaillants ont été appréhendés après une attaque. Ou bien doit-on comprendre que nos forces de défense et de sécurité n’ont pas le moral au top? Si c’est le cas, le gouvernement doit prendre ses responsabilités car ce qui se passe au Nord est une question de souveraineté nationale. Autrement dit, les terroristes portent atteinte à l’intégrité du territoire national. Leurs ambitions sont bien connues: rendre ingouvernable une partie du pays et la conquérir pour en faire leur zone. En aucun cas, les Burkinabè ne devraient tolérer cela.

C’est pourquoi, il va falloir une fois de plus que tous, nous nous accordions pour bouter hors de nos frontières ces «fous de la mort» qui ont le vilain plaisir de tuer. Une fois encore, les populations doivent collaborer franchement avec les forces de défense et de sécurité dont la présence sur le terrain vise à sécuriser les mêmes populations. Par principe, il ne devrait donc pas y avoir de problème de collaboration entre les deux. A moins que les mêmes populations soient les premiers complices des terroristes. Ce qui serait très grave car, dans une telle hypothèse, il sera assez difficile de réussir la lutte contre les terroristes.

Par ailleurs, il faut opérationnaliser assez rapidement la force du G5 Sahel dont l’importance et le rôle dans la lutte contre le terrorisme et l’insécurité dans la Sahel ne sont de plus en plus urgentes. Mise en place, elle devrait permettre aux pays membres de conjuguer leurs efforts et faire efficacement face au péril terroriste afin de permettre aux économies de la zone de reprendre. Car visiblement, il s’agit d’une véritable question de développement économique et social qui se pose. Ces pays aux économies déjà fragiles ne peuvent supporter pendant longtemps une telle insécurité, au risque de compromettre sérieusement leur développement.Express du Faso

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