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Burkina: ce qui doit se passer dans la tête du président Roch Kaboré


C’est une évidence que si Roch Marc Christian Kaboré, le président burkinabè pouvait, il se rendrait à Koutougou, à Barsalogho, à Dablo, à Nassoumbou et dans toutes les autres localités, au Nord, au Sahel, à l’Est qui sont les cibles des terroristes pour les y neutraliser, libérer toutes les zones qu’ils occupent, rétablir l’administration et ramener les populations déplacées dans leurs villages. Malheureusement, Roch Marc Christian Kaboré n’en a pas les moyens. À tout point de vue. Lui qui, au lendemain de son élection avait comme programme présidentiel, le Plan national de développement économique et social (PNDES). Vous avez lu, le PNDES. Dont on parle peu, dans les discours que dans les faits. Car, les terroristes sont venus imposer à Roch et à son pouvoir un autre programme. Qu’il n’avait pas du tout quand bien même l’équipement et la formation des forces de défense et de sécurité occupent une place importante dans son programme.

Aussi, de la construction de routes dont il avait fait une préoccupation majeure, on va désormais en parler peu car, tant qu’on n’est pas sécurisé personne n’empruntera ces routes. La gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans pourrait connaître des difficultés si le phénomène terroriste n’est pas maîtrisé. De même que les autres grands projets qu’il entendait mettre en œuvre dans les domaines de l’éducation, de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, de la santé, de l’emploi et de la formation des jeunes. Pour ne citer que ceux-ci.

À quelques treize mois de l’élection présidentielle celui qui s’était déjà déclaré candidat à sa propre succession va devoir faire vite dans tous les domaines pour présenter des résultats aux Burkinabè. Même si l’élection d’un président de la République est un contrat entre un homme et son peuple, sa réélection est le fruit des résultats produits au cours de son ou de ses mandats précédents. C’est dire à quel point Roch et son équipe devront courir contre la montre. Leur seule chance est que le candidat à la Présidence du Faso qui usera du thème du terrorisme pour faire campagne sera désavoué par les Burkinabè. Mais à condition que dès à présent le pouvoir réussisse au moins à réduire les attaques et le nombre de déplacés internes. Parce que, lui non plus ne sera pas pardonné au cas où il voudrait se servir du terrorisme pour justifier une quelconque insuffisance de résultats.

Aussi, on imagine aisément qu’au sommet du pouvoir aussi bien au parti majoritaire qu’est le Mouvement du peuple pour le progrès que dans les partis membres de la majorité présidentielle, on doit être en train d’échafauder tous les plans possibles afin de s’adapter à la situation actuelle et à celle à venir. Tout pouvant changer d’un moment à l’autre. Du côté de l’opposition politique, on doit être logiquement dans la même dynamique. Visiblement, personne ne peut maîtriser la réaction des Burkinabè (en terme d’électorat) dans les treize prochains mois. En attendant, c’est leur sécurité qui les préoccupe.

Dabaoué Audrianne KANI

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