Du 17 au 28 juillet 2017 se tient dans les locaux du lycée Marien N’Gouabi une formation en poste à l’intention des militantes et militants du Syndicat National des Enseignants Africains du Burkina (SNEA-B) et du Syndicat National des Enseignants du Secondaire et du Supérieur (SNESS) sous le thème « pour une éducation de qualité, renforçons nos capacités » . Au total, 130 participants de ces deux syndicats seront formés durant ces deux semaines. La cérémonie d’ouverture a eu lieu ce lundi matin dans l’enceinte du lycée
Marien N’Gouabi.
Cette session dénommée formation en poste autrefois appelée formation d’outre-mer dont la première édition a eu lieu en 2006 est une initiative de la Fédération Canadienne des Enseignantes et Enseignants (FCE) en collaboration avec le syndicat national des enseignants africains du Burkina (SNEA-B) et le syndicat national des enseignants du secondaire et du supérieur du Burkina Faso (SNESS). Elle a pour objectif général d’outiller pédagogiquement les candidates et candidats aux examens et concours professionnels de l’enseignement primaire et secondaire. Cette formation professionnelle est également un tremplin pour une meilleure prise en charge pédagogique et éducative des élèves. A cet effet, des modules de pédagogie générale et de didactiques disciplinaires de français, d’anglais, de calcul, de dessin, de sciences de la vie et de la terre et une thématique liée à l’éducation inclusive seront dispensées en vue du renforcement des capacités professionnelles des enseignantes et enseignants de notre pays au nombre de cent trente (130) divisés en deux groupes. Selon Anatole Zongo, SG du SNESS qui a prononcé le mot d’ouverture, la formation en poste ou Service d’outre-mer est une expérience triplement riche : d’abord, elle permet de renforcer le brassage culturel et le partenariat scientifique et technique entre les deux peuples amis du Canada et du Burkina Faso ; ensuite, cette expérience qui rassemble des formatrices/formateurs et des enseignantes/enseignants des deux sous-systèmes éducatifs – à savoir l’enseignement primaire et celui secondaire – est d’un atout considérable pour notre système éducatif dont les problèmes doivent être identifiés et résolus conjointement, dans leur globalité et enfin, elle permet de resserrer les liens entre la FCE, le SNEA-B et le SNESS, et partant, de contribuer à la consolidation du tissu syndical national et international.
Un rendez-vous de partage d’expériences
L’objectif recherché par les Canadiens à travers cette formation est de contribuer à renforcer les capacités professionnelles de leurs collègues burkinabè. « Nous sommes là pour partager nos expériences, nos vécus et pour appuyer nos collègues burkinabè et également apprendre beaucoup d’eux », a souligné la représentante de la délégation canadienne, Jessica Kornder. Pour sa part, Anatole Zongo conclura « Nous attendons de la présente session de formation un cadre réussi d’échanges fructueux. Ce cadre devra permettre aux enseignantes et enseignants d’éviter dans leurs tâches quotidiennes, la routine, en vue d’être des enseignantes et enseignants performants, capables d’innover, d’anticiper, de remettre sans cesse en cause leurs attitudes et méthodes, d’actualiser régulièrement les contenus et de participer activement aux changements des principes, qui guideront les pas de notre système éducatif. »

une vue de participants
Par Jérôme KABORE