
Moustapha Souli, président du Mouvement » Je m’engage pour ma patrie »
Nous avons rencontré un acteur engagé de la veille citoyenne en vue d’ échanger avec lui sur l’actualité nationale et sur la vie des structures qu’il dirige. Celui-ci a plusieurs cordes à son arc. D’artisan minier, à la gestion d’entreprise en passant par l’engagement citoyen, Moustapha Souli, car c’est de lui qu’il s’agit, a échangé à cœur ouvert sur les différentes questions à lui posées. Président national du syndicat des artisans miniers du Burkina Faso et cumulativement président du mouvement « Je m’engage pour ma patrie’, Moustapha Souli et ses camarades ne lésinent pas sur leur engagement et leur contribution pour la lutte sécuritaire au Burkina. Il appelle les artisans miniers du Burkina, ses camarades de lutte à l’union sacrée et à s’approprier les idéaux du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré qui a travaillé a révolutionner le secteur minier au Burkina. Lisez plutôt!
Etes vous membre actif des mouvements Wahignan au Burkina?
Je réponds par l’affirmative que nous sommes membres des wahignan. A ce titre, nous appelons à la mobilisation pour le soutien et la veille citoyenne depuis 2023 avec l’arrivée du capitaine Ibrahim Traoré au pouvoir. Nous saluons l’avènement au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré parce que c’est un président engagé et déterminé à lutter farouchement contre le terrorisme et surtout à acquérir la souveraineté nationale véritable au profit du Burkina Faso et les autres pays frères que sont le Mali et le Niger.
Pourquoi un tel regain d’activisme depuis 2023 dans la lutte contre le terrorisme?
Vous n’êtes pas sans savoir que notre pays, le Burkina Faso est engagé à lutter contre le terrorisme. Et comme nous ne sommes pas militaires et que nous ne sommes pas au front, nous jouons notre partition en sensibilisant nos compatriotes à soutenir nos autorités dans la lutte contre l’insécurité. Nous estimons que toutes les catégories sociales Burkinabè devraient se mobiliser sans distinction aucune pour apporter notre contribution dans la lutte contre le terrorisme.
Depuis votre engagement pour le soutien aux autorités, qu’avez vous fait concrètement pour renflouer la lutte?
Le chef de Gaoua et moi avons créé une coalition sociale de soutien. Après cela, j’ai continué avec des acteurs dans la province de la Sissili notamment à Léo. Nous avons pu soutenir dans un premier temps à hauteur de 500 000 des acteurs de la veille citoyenne au niveau des ronds-points. En plus, j’ai organisé une marche meeting à Léo pour soutenir nos autorités dans la mission noble de libération du Burkina, des ennemis de la nation. Aussi, lors de la célébration de la fête de l’igname, nous avons offerts dix moto-pompes à des actrices pour les encourager à améliorer leur production agricole. C’est dans la même dynamique que nous avons soutenu des activités socio-économiques et sportives dans le Sissili notamment en offrant aux meilleures dix vélos lors d’une compétition féminine de course cyclisme à Léo. Nous estimons qu’il est nécessaire de soutenir dans la résilience nos populations dans la mesure de nos possibilités financières. Aussi à Sapouy dans le Ziro, nous avons pris part à plusieurs activités dont la fête du fruit au cours de laquelle j’ai offert dix moto-pompes aux meilleurs producteurs. Toujours à Sapouy, j’ai soutenu une activité des anciens à hauteur de 3000000 FCFA. Sans oublier que nous y avons demandé des prières pour la paix au Burkina notamment en offrant un taureau blanc pour les besoins de sacrifice. A Ouagadougou précisément à Bissighin, j’ai remis des vivres aux populations en présence des chefs coutumiers de la zone. Dans le Kourwéogo également j’ai soutenu les mouvements de veille citoyenne avec des ressources financières afin de les encourager. Lors de l’anniversaire de la sortie de nos Etats de la CEDEAO, j’ai offert trois cars aux volontaires pour la mobilisation au meeting à Ouagadougou. Cette mobilisation a été faite également à l’occasion de l’inauguration de l’usine SOFATO par le.
président du Faso lorsqu’il a fait l’escale du Kourwéogo. Nous nous sommes impliqués pour mobiliser les populations. Il y a autant d’actions que nous menons pour contribuer à la résilience de nos vaillantes populations. Peut être que j’oublie certaines actions également parce que nous apportons notre modeste contribution à nos populations autant que faire se peut. C’est le lieu de témoigner en retour toute ma gratitude à nos autorités qui m’ont décoré le 11 décembre passé en guise d’encouragement.
Quelle analyse vous faites de l’évolution de la situation sécuritaire du Burkina avec le président du Faso le capitaine Ibrahim Traoré?
Nous saluons les efforts du président du Faso dans la lutte contre le terrorisme. Nous constatons avec joie que beaucoup d’efforts sont faits pour doter le Burkina Faso d’armement conséquent . Nous voyons également les avancées significatives dans les combats sur les théâtres des opérations militaires. Toute chose qui permet la réinstallation de plusieurs personnes déplacées internes dans leur village d’origine. Cela est à saluer. Tous les Burkinabè épris de paix et de sécurité doivent se mobiliser comme un seul homme pour accompagner le président du Faso le capitaine Ibrahim Traoré dans sa mission noble de sécurisation du territoire national. Nous avons initié également des séances de prière afin que les ennemis de la nation tapis dans l’ombre pour alimenter la guerre, puissent être dévoilés au grand jour. Nous sommes entrain d’installer les démembrements de notre mouvement partout sur le territoire national pour que la mobilisation soit de taille. D’ores et déjà, nous sommes présents à Léo, à Gourcy, à Niou et nous envisageons des représentations au Passoré, à Yako, Fada N’gourma et autres.

Moustapha Souli, président des artisans minier du Burkina : « Nous n’allons point lésiner sur la mobilisation de nos membres et des Burkinabè de façon globale, à soutenir sa dynamique de libération du Burkina Faso du joug de l’ennemi
Le président Ibrahim Traoré peut-il compter sur vous ?
Nous rassurons que nous n’allons point lésiner sur la mobilisation de nos membres et des Burkinabè de façon globale, à soutenir sa dynamique de libération du Burkina Faso du joug de l’ennemi. La lutte de notre président va au delà du Burkina pour restaurer à l’Afrique toute sa dignité . Il est engagé à restaurer le Burkina voire l’Afrique avec ses pairs du Mali et du Niger. Nous ne sommes pas au front mais nous jouons notre partition pour que le Burkina devienne libre. Le capitaine président Ibrahim Traoré, nous a ouvert les yeux. Nous travaillons en contre partie pour sensibiliser nos frères et sœurs pour qu’ils comprennent le sens de la lutte qui est menée.
Quel message vous lancez à vos camarades pour une union sacrée dans la lutte?
Je voudrais lancer un vibrant appel à tous les mouvements de veille citoyenne à serrer les coudes pour mener la lutte. Comme on le dit c’est l’union qui fait la force. Il est bon que nous nous donnons la main pour atteindre notre objectif commun qui est de libérer le Burkina de ses ennemis. Je demande à tous les combattants à ne pas baisser les bras mais à travailler pour soutenir comme un seul homme notre président, le capitaine Ibrahim Traoré. Mon appel va l’endroit de toutes et de tous sur l’ ensemble du territoire national. Chacun doit garder le cap et ne pas se décourager. Il faut soutenir et travailler sans relâche pour exhorter nos gouvernants. Notre lutte vise à sortir l’Afrique entière du gouffre de la domination.
Qu’en est -il de la coalition des acteurs de veille citoyenne dans l’enceinte de l’AES? Pensez vous à cela?
Nous y pensons. Dans un futur proche, nous verrons ce qui est faisable dans ce sens. Nous sommes conscients que nous devons avoir la même vision au niveau des trois pays de l’AES. Nous travaillons dans ce sens pour renforcer nos acquis.
En tant que président des artisans miniers dites nous comment vous faites pour que votre secteur d’activité subsiste dans le contexte actuel de lutte sécuritaire? Arrivez vous à travailler comme il se doit?
Merci pour cette question. Nous travaillons effectivement mais nous sensibilisons beaucoup nos membres artisans miniers sur les enjeux du moment afin que tout le monde puisse jouer normalement sa partition pour la réponse sécuritaire. Avec la question sécuritaire, nous sommes touchés certes mais beaucoup d’artisans miniers sont présents dans la région du Sud-Ouest. Dans cette région et ailleurs, nous avons demandé qu’on identifie les miniers afin de disposer d’un répertoire cohérent et transparent de nos membres. Cela permet de dénoncer tout cas suspect. Nous sensibilisons nos membres à collaborer avec les forces de défense et de sécurité. La lutte sécuritaire engage tous les Burkinabè sans exception professionnelle. Nous saluons les mesures récemment prises et qui permettent à notre secteur d’activité d’être mieux organisé. L’identification qui est entreprise permet de connaitre tous les membres et surtout de coordonner l’achat par un seul canal des produits extraits. Le fait de disposer d’une seule centrale d’achat de l’or permet la convergence des acteurs et permet également d’avoir une idée précise sur la rente minière. Contrairement au passé où l’or se vendait selon plusieurs canaux . Ce qui ne donnait pas une traçabilité sur la vente de l’or. Les nouvelles mesures de vente de l’or permettent d’éviter la fraude et les fuites d’or. Désormais tous les acheteurs de l’or doivent comprendre que rien n’est plus comme avant. Nous avons besoin de connaitre la rente minière de façon transparente. Avec cette nouvelle methode nous avons engrangé des resultats satisfaisantes dans l’exploitation aurifère en 2024. Nous envisageons de maximiser en 2025, la rente minière. Notre sous-sol regorge de l’or et il est normal que nous nous organisons pour recolter de la vente de l’or, les ressources necessaires pour financer l’éducation, la santé, l’agriculture et bien dans d’autres domaines. Nous envisageons atteindre 30 à 40 tonnes d’or en 2025. Nous devons montrer à la face du monde que nos dirigeants ont pris des mesures idoines pour valoriser les ressources endogènes pour un investissement rentable pour le pays. Au regard de la situation securitaire, nous devons compter sur nous mêmes pour trouver les ressorts necessaires pour combattre l’ennemi. C’est pourquoi, nous sensibilisons les artisans miniers à s’approprier cette vision. C’est avec nos propres ressources que nous devons compter pour financier la guerre et réussir notre développement .
Quel appel vous lancez aux artisans miniers à cet effet?
Je demande à tous nos membres à travailler à l’unisson et surtout à collaborer avec les FDS. J’invite les différentes organisations des artisans à savoir UNAB, FAMAB et bien d’autres structures à travailler en synergie d’actions pour s’approprier les idéaux de notre président Ibrahim Traoré sur le secteur minier. J’exhorte tous les acteurs à travailler ensemble pour notre bien être collectif. C’est le lieu de saluer chacun pour les efforts déjà consentis pour le bien-être des artisans miniers de façon générale. Nous saluons les efforts de nos autorités qui œuvrent pour valoriser les exploitants nationaux en permettant la modernisation du secteur avec des semi- mécanisés. Nous saluons l’engagement de tous le acteurs FAMAB, UNAB, toutes les structures des artisans miniers sans exception ainsi que les propriétaires terriens qui font toujours preuves de compréhension pour la coexistence pacifique avec les artisans miniers. Nous réitérons notre gratitude à l’organisation nationale des syndicats libres (ONSL) à laquelle notre syndicat est affilié. Nous saluons nos représentants régionaux sur l’ensemble du territoire notamment ceux des Hauts Bassins, du Plateau Central, du Centre-Nord. Je n’ oublies aucune représentation que je n’ai pas nommément citée. Nous devons savoir que le président du Faso compte sur nous pour l’atteinte des résultats escomptés dans le domaine. Nous prions pour que la paix revienne au Faso. Les artisans miniers n’ont de cesse de soutenir l’effort de paix. Par exemple dans les hauts-Bassins, les artisans miniers ont offert des motos aux FDS, dans le Centre-nord, ils ont offert des drones, beaucoup d’artisans miniers se sont enrôles comme volontaire de défense de la patrie. Nous sensibilisons nos membres à toujours collaborer avec les FDS.
Que dites vous au président du Faso pour clore notre entretien ?
Nous lui réitérons notre soutien indéfectible. Nous louons ces efforts pour la sécurisation du pays. Nous demandons à nos membres de s’engager. Nous saisissons cette opportunité pour formuler un plaidoyer auprès du président, qu’il nous aide avec 2000 à.3000 personnes qui pourraient après formation sécuriser nos sites miniers. J’invite tous mes frères et sœurs Burkinabè à la résilience jusqu’à la victoire définitive et inéluctable dans la lutte contre le terrorisme. Que la paix règne au Burkina Faso.
Par Somborignan Kissangoulé