CCTV : Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a récemment blâmé la Chine sur les questions de Taïwan, de l’économie et du commerce, de la COVID-19 et des affaires indo-pacifiques lors d’une interview accordée à un média américain. Quel est le commentaire de la Chine ?
Lin Jian : Les remarques de Marco Rubio sont imprégnées de la mentalité de la guerre froide et pleines de mensonges et de fausses accusations. La Chine les déplore vivement et s’y oppose fermement. Elle a d’ailleurs adressé de sérieuses protestations aux États-Unis.
Il n’y a qu’une seule Chine dans le monde, Taïwan est une partie inaliénable de la Chine et le gouvernement de la République populaire de Chine est le seul gouvernement légal représentant l’ensemble de la Chine. Tel est le véritable statu quo du détroit de Taïwan. Les États-Unis ont déformé le principe d’une seule Chine et ont insisté pour utiliser Taïwan afin de contenir la Chine, et les autorités de Taïwan ont cherché à obtenir l’« indépendance » avec le soutien et la connivence des États-Unis. La question de Taïwan est la question la plus cruciale, la plus sensible et la plus explosive des relations entre la Chine et les États-Unis. Si les États-Unis n’espèrent pas déclencher une confrontation, ils doivent cesser de franchir ou de piétiner la ligne rouge de la question de Taïwan.
Les guerres commerciales et tarifaires n’ont pas de vainqueur. Les tentatives des États-Unis de politiser et de militariser les questions commerciales et économiques, d’imposer des hausses tarifaires sur les importations chinoises sous le prétexte du fentanyl et de créer des obstacles au commerce normal, à l’investissement et à la coopération économique avec la Chine ne feront que nuire à leurs propres intérêts économiques et à leur crédibilité internationale. La Chine est prête à travailler avec les États-Unis pour répondre aux préoccupations de chacun par le dialogue et la consultation sur la base de l’égalité et du respect mutuel. Dans l’intervalle, nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder nos droits et intérêts légitimes.
La recherche des origines de la COVID-19 est une question scientifique sérieuse. Il est « extrêmement improbable » que la pandémie ait été causée par une fuite de laboratoire. Telle est la conclusion à laquelle sont parvenus les experts de la mission conjointe OMS-Chine à la suite de leurs visites sur le terrain au laboratoire de Wuhan et de leurs échanges approfondis avec les chercheurs. Il s’agit d’une conclusion fondée sur la science, largement reconnue par la communauté internationale et la communauté scientifique. De plus en plus d’indices dans la communauté scientifique internationale indiquent que l’origine du virus pourrait provenir de diverses parties du monde, et une perspective globale est nécessaire pour mener à bien les travaux de recherche des origines dans de nombreux pays et régions, en particulier aux États-Unis. Les États-Unis doivent immédiatement cesser leurs accusations et ne plus faire de la Chine un bouc émissaire.
L’Asie-Pacifique est un lieu de coopération et de développement, et non un échiquier de rivalités géopolitiques. L’histoire et les faits montrent à l’envi que traiter les autres pays comme des pièces d’échecs, des pions ou même de la chair à canon est la tactique préférée des États-Unis. Les États-Unis ne devraient pas projeter leur propre mentalité hégémonique sur la Chine. Les tentatives d’alimenter une confrontation en bloc dans la région Asie-Pacifique vont à l’encontre de la tendance actuelle et de l’aspiration commune des pays de la région. Ces initiatives n’obtiendront aucun soutien et seront vouées à l’échec.
Notre message aux États-Unis : un mensonge répété mille fois ne peut être un fait, le monde ne sera pas dupe d’une telle diffamation sans fondement à l’encontre de la Chine, et la diplomatie du mégaphone n’apporte rien de bon aux relations entre la Chine et les États-Unis. Nous nous engageons à considérer et à développer nos relations avec les États-Unis sur la base des principes de respect mutuel, de coexistence pacifique et de coopération gagnant-gagnant mis en avant par le président Xi Jinping. Parallèlement, nous défendrons fermement la souveraineté nationale, la sécurité et les intérêts du développement du pays.
La 29e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) se tiendra du 22 février au 1er mars 2025, à Ouagadougou, sous le thème : « Cinéma d’Afrique et identités culturelles ». le Tchad est le pays invité d’honneur 349 films ont été...