
Ce 30 novembre 2020 a débuté les deux journées anti-SIDA au ministère de l’éducation nationale. Organisée chaque année dans le monde entier, la commémoration de la journée de lutte contre le SIDA a pour thème cette année : « Solidarité mondiale et responsabilité partagée ». A cet effet, les activités prévues concernent notamment le dépistage gratuit du VIH et la conférence sur le VIH et les hépatites dans la salle de réunion au sein du ministère. C’est un cadre de manifestation de soutien aux personnes vivants avec et touchées par le virus.
A l’issue de cette conférence animée par M. Sanou Oumar Chef d’antenne régionale du Secrétariat Permanent du Conseil national de lutte contre le SIDA et les Infections Sexuellement transmissibles (SP/CNLS-IST) des Hauts Bassins et M. Sanou Alassane chef d’antenne du SP/CNLS-IST des Cascades, il ressort qu’au Burkina Faso, la lutte contre le VIH, le SIDA, et les IST demeure une priorité de la stratégie nationale de développement durable. Selon le rapport ONUSIDA 2019, la prévalence en population générale est de 0,7 % en fin 2018. Malgré ces résultats enregistrés, d’importants défis restent à relever pour vaincre la pandémie du SIDA d’ici 2030. Depuis l’apparition des premiers cas de Sida en 1986, le pays s’est organisé pour une réponse nationale efficace au VIH. En fin 2019, 115 sites repartis dans les 13 régions du pays assuraient la prise en charge médicale des Personnes vivant avec le VIH (PVVIH) par les Anti Retro Viraux (ARV). Les femmes et les filles dans toute leur diversité sont biologiquement plus vulnérables au VIH et sont disproportionnellement exposées à la violence et à d’autres formes d’oppression liées au genre qui accroît le risque de VIH.
Le Burkina maintient d’ici là, l’’objectif principal d’éradiquer la pandémie du VIH, par la formule des 90-90-90 c’est-à-dire 90% de la population connaissent leur statut sérologique, 90% de ceux-ci sont sous traitement et 90% de ces derniers ont une charge virale indétectable.
DCPM/MENAPLN.