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Tuerie de policiers à Nafona: la police nationale se sent abandonnée


Résultat de recherche d'images pour "Tuerie de policiers à Nafona"La police nationale, à travers son syndicat, n’est pas contente de l’attitude des autorités et de leur hiérarchie face à l’assassinat (puisque c’est de cela qu’il s’agit) de deux des leurs le samedi 12 janvier dernier à Nafona, dans la province de la Comoé. Elle l’a fait savoir au cours d’une conférence de presse à Ouagadougou. Seule, elle a donc pris ses responsabilités en observant son deuil. C’est ainsi que, pendant trois jours, le service sera au ralenti dans les commissariats de police.

Faut-il effectivement croire, comme l’ont fait savoir les conférenciers que la police nationale est abandonnée toute seule face à cette situation déplorable? La question peut être bien posée. Car en effet, les Burkinabè, y compris les policiers s’attendaient à ce que des actions fortes et rapides soient engagées pour arrêter les auteurs de ces actes. En attendant que la justice suive son cours. Malheureusement, pour l’instant, rien de tout cela n’a été engagé. Si bien que les policiers pensent que les pouvoirs publics les ont abandonnés. Surtout que les policiers n’étaient pas allés à Nafona pour faire du mal à quelqu’un. Autrement dit, ils s’y sont rendus dans un cadre légal.

Ce qui est important et qu’il faut tout de suite travailler à éviter, c’est de céder à un quelconque découragement. Car, le contexte ne sied pas du tout à un tel état. C’est pourquoi, il va falloir prendre des mesures conservatoires aux fins de rassurer les policiers dans leur ensemble qu’ils ne sont nullement abandonnés. Au contraire, à lire les commentaires, à écouter les propos des uns et des autres, on se rend compte que les Burkinabè sont à leurs côtés. Mais, les discours à eux seuls ne suffisent pas car, les policiers sont des hommes comme nous et ont besoin qu’on pose des actes forts pour les rassurer.

Aussi, les ressortissants du village de Nafona, doivent se rendre très rapidement dans leur village pour rencontrer leurs frères et sœurs et leur parler le langage de vérité. On ne rend pas justice soi-même! La preuve en est que pour une femme malencontreusement tuée, il y a eu deux morts. En outre, les jeunes auteurs de cet acte ne sont plus sûrs de rester dans le village qu’ils seront obligés d’abandonner. Vraisemblablement, ils vont vouloir se soustraire à la justice. Dans tous les cas, même si ce n’est pas le cas, ils croupiront pendant plusieurs années en prison. A qui tout cela a-t-il rendu service? Ni à eux, ni au village, ni à la nation. Une fois qu’ils auront compris et pris conscience de la gravité des actes qu’ils ont posés, il faut qu’une délégation ou le village tout entier présente ses excuses à la nation entière et à la famille de la police afin de se faire pardonner. Mais cela n’enlève en rien à l’action judiciaire qui doit suivre normalement son cours. Tant pour les habitants fautifs que pour la police qui a tué la dame. Dabaoué Audrianne KANI .Express du Faso

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