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Soudan: le président déchu Bachir transféré dans une prison de Khartoum


Omar Al-Bachir, l’ancien président soudanais, lors d’un meeting au palais présidentiel, le 5 avril, à Khartoum,Les Soudanais mobilisés depuis décembre contre le régime ont réclamé le jugement de l’ex-président, resté trente ans au pouvoir.

Détenu jusque-là dans un lieu inconnu, le président soudanais déchu Omar Al-Bachir a été transféré dans la nuit dans une prison de Khartoum, a fait savoir mercredi 17 avril un proche de l’ancien chef de l’Etat. Renversé par l’armée le 11 avril sous la pression de la rue, « M. Bachir a été transféré la nuit dernière dans la prison de Kober à Khartoum », a rapporté ce membre de la famille, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat pour des raisons de sécurité.

Selon des témoins, le secteur de cette prison du nord de Khartoum connaissait mercredi un important déploiement de soldats et de membres de groupes paramilitaires. « Il y a des troupes dans des véhicules chargés de mitrailleuses près de la prison », a informé un témoin à l’Agence France-Presse.

Demande d’asile

Les manifestants soudanais, mobilisés depuis décembre 2018 contre le régime, ont réclamé le jugement de l’ancien président, resté trente ans au pouvoir. Amnesty International a de son côté appelé l’armée à remettre le président déchu à la Cour pénale internationale (CPI), qui a émis contre lui il y a près de dix ans des mandats d’arrêt pour « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité » puis pour « génocide » au Darfour (ouest).

L’Ouganda a fait savoir mardi qu’il pourrait « examiner » une demande d’asile de M. Al-Bachir s’il était « approché » à ce sujet. Samedi, le général Abdel Fattah Buhrane, à la tête du Conseil militaire de transition, a promis d’« éliminer les racines » du régime d’Omar Al-Bachir. Le Conseil militaire compte toutefois parmi ses dix membres des piliers de ce régime.

Après avoir affirmé vendredi qu’il refuserait d’extrader M. Bachir, ce nouveau pouvoir a fait savoir lundi, par la voix du général Jalaluddine Cheikh, que la décision serait « prise par un gouvernement populaire  élu et non par le Conseil militaire ». www.lemonde.fr

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