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République démocratique du Congo: un nouveau cas d’Ebola découvert


La découverte, jeudi 17 mai, d’un cas d’Ebola dans une zone urbaine de la République démocratique du Congo (RDC) fait craindre une résurgence de l’épidémie, après celle qui avait fait plus de 10 000 morts entre 2013 et 2016.Des infirmiers se préparent a accueillir des patients à l’hôpital de Bikoro, RDC le 13 mai 2018.

Risque-t-on de nouveau une épidémie de fièvre Ebola de grande ampleur, comme celle qui avait fait des milliers de victimes entre 2013 et 2016 ? Depuis début mai, de nouveaux cas sont enregistrés dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo (RDC), à la frontière avec le Congo-Brazzaville.Jusque-là, les 44 cas d’Ebola recensés, dont seuls trois ont été confirmés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), étaient tous localisés dans une seule zone rurale. Mais un nouveau malade a été découvert à Mbandaka, une ville de plusieurs centaines de milliers d’habitants située sur le fleuve Congo, à 130 kilomètres au nord de la région de Bikoro où se concentrent les contaminations depuis début mai.

Le risque d’une épidémie urbaine d’Ebola

« Un nouveau cas (…) a été confirmé à Wangata, l’une des trois zones sanitaires de Mbandaka, une ville de près de 1,2 million d’habitants de la province de l’Équateur », a indiqué dans un communiqué l’OMS qui fait part de son inquiétude. La fièvre hémorragique Ebola, due à un virus, est hautement contagieuse et se transmet par contact avec du sang ou des liquides biologiques infectés, notamment lorsque des proches soignent des malades.

Vendredi dernier, le directeur du Programme de gestion des situations d’urgence de l’OMS, Peter Salama, avait averti que « si nous voyons une ville de cette taille infectée par Ebola, nous allons avoir une épidémie urbaine majeure ».

L’organisation est en train de déployer une trentaine d’experts pour mener des activités de surveillance à Mbandaka, en collaboration avec le ministère congolais de la santé. « L’arrivée d’Ebola dans une zone urbaine est très préoccupante et l’OMS et ses partenaires travaillent ensemble pour intensifier rapidement la recherche de tous les contacts du cas confirmé dans la région de Mbandaka », a déclaré le directeur régional de l’OMS pour l’Afrique.

Un vaccin expérimental

Confirmant « ce développement préoccupant », le directeur général de l’organisation s’est montré légèrement plus rassurant. « Nous avons maintenant de meilleurs outils que jamais pour combattre Ebola », a-t-il déclaré, en faisant notamment référence aux 5 400 doses d’un vaccin expérimental envoyées depuis Genève.

Les recherches pour un vaccin contre la fièvre hémorragique Ebola, dont le taux de létalité peut atteindre 90 % des cas, avaient été lancées lors de la précédente grande épidémie. Entre 2013 et 2016, plus de 11 000 personnes étaient mortes sur 29 000 malades en Afrique de l’Ouest, notamment en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone. Source:la-croix.com

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