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Marche de l’UAS: c’est seulement à Ouaga que le gouvernement a bandé les muscles


Résultat de recherche d'images pour "marche de l'uap a ouagadougou"L’Unité d’action populaire a tenu ses marches, ses meetings et sa grève sur toute l’étendue du territoire national. Comme elle l’avait promis. Bravant ainsi le refus du gouvernement de lui accorder le récépissé indispensable pour la tenue d’une telle manifestation. C’est seulement à Ouagadougou que le gouvernement a eu les gouilles assez grosses pour réprimer à coups de gaz lacrymogènes les manifestants. Ce qui est une suite logique du communiqué de son porte-parole portant interdiction de la manifestation pour non-respect des délais de préavis.

Si à Ouagadougou les choses se sont terminées dans la fumée, ce ne fut pas le cas dans les autres localités du pays. A Banfora, à Dédougou, à Bobo-Dioulasso, à Houndé,… les manifestants ont marché, ont tenu des meetings et déserté les bureaux. C’est donc très peu, que le refus du gouvernement de ne pas accepter cette manifestation le 16 septembre, a été respecté. Autrement dit, les organisateurs ont défié le gouvernement et ont «bel et bien» tenu leur manifestation. Maintenant que la situation est ainsi, on se demande ce que le gouvernement va faire. Car en la matière, quand on enfreint la loi, naturellement on en récolte les conséquences. Ce qui sous-entend que des sanctions doivent tomber.

En effet, le bras-de-fer qui vient de naître entre le gouvernement et les organisations syndicales organisatrices de la manifestation ne fait que commencer. Les sanctions qui vont suivre seront certainement d’autres points de revendication qui viendront s’ajouter à ceux qui existent déjà. Et quand on sait le poids que pèsent ces organisations dans toutes les luttes syndicales et politiques dans l’histoire du Burkina, il n’est pas hasardeux de dire qu’il fallait éviter ce qui est arrivé. Car ni le gouvernement, ni ces organisations n’ont intérêt à un durcissement des relations entre eux. Les organisations syndicales auront toujours besoin du gouvernement dans le cadre de la défense et de l’amélioration des conditions de vie de leurs membres. Le gouvernement de son côté aura toujours besoin de ces organisations dans le cadre du dialogue social indispensable pour la bonne conduite de sa politique de développement et même pour la paix sociale. Malheureusement, à cause d’un texte mal interprété par l’une et l’autre partie, on en arrive à cette situation qui n’honore ni le gouvernement ni ces organisations syndicales et de la société civile.

Aussi, il ne serait pas mauvais que les uns et les autres tournent très rapidement cette page qui ternit l’image du Burkina Faso. Et dont les Burkinabè n’ont pas besoin. Car, autant dans le gouvernement il y a des intellectuels avertis, au sein de ces organisations syndicales et de la société civile il y a des intellectuels qui savent très bien lire et interpréter des textes de loi. A moins que cette confusion n’ait été créée pour opposer les deux camps. Auquel cas, elle n’avait vraiment pas de raison d’être entretenue. La suite de l’évolution de la situation nous permettra de dire qui du gouvernement ou des organisations a raison. Pour l’instant, les Burkinabè ont certainement la tête à autre chose: la paix, la sécurité, le progrès dans le vivre-ensemble.

Dabaoué Audrianne KANI/Express du Faso

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