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Installation des Koglwéogo à Karangasso Vigué: le chef de canton dit non, le maire dit oui


Le dimanche 4 février 2018, les Dozo ont informé la presse des exactions commises par des groupes d’auto-défense dans la commune rurale de Karangasso-Vigué (KV). La situation est ici appréciée par le chef de canton de KV et le maire de la commune.

Résultat de recherche d'images pour "le maire de karangasso vigué"Bamory Ouattara, chef de canton

«Nous ne voulons pas de Koglwéogo ni aujourd’hui, ni demain»

C’est de commun accord que nous avons interdit l’implantation des Koglwéogo à l’Ouest du pays. Cette décision est prise sous le contrôle du chef de canton des Bobo-mandarê. Ici à l’Ouest, notre culture ne connait que les Dozo, comme groupe d’auto-défense. Koglwéogo est un mot sans sens dans notre zone ici. Notre décision, nous l’avions portée à la connaissance du gouverneur et du ministre de la Sécurité, à l’époque de Simon Compaoré. Si malgré cette interdiction, des gens se permettent de violer nos traditions, il est temps que l’autorité tranche. Sinon, à cette allure, les Dozo et les Koglwéogo risquent de s’affronter et personne n’y gagne. Nous interpellons une fois de plus les autorités à prendre au sérieux la situation de notre commune par rapport aux Koglwéogo. Malgré notre refus, ils persistent et ont même un siège dans un village du nom de «Kouérédougou». Personnellement, je suis allé dans ledit village pour mieux comprendre. C’est là qu’une carte m’a été présentée comme quoi, c’est leur autorisation d’implantation délivrée à Ouagadougou. Je suis donc resté perplexe. J’ai alors échangé avec le responsable de la communauté mossi de Kouérédougou pour mieux comprendre. C’est ainsi qu’il m’a fait comprendre que leur intervention se limite audit village. «Mais le village dont tu parles est de quelle zone? N’est-ce pas celle de Bobo?»; ai-je demandé. Nous ne voulons pas de Koglwéogo ici à l’Ouest ni aujourd’hui, ni demain. Leur siège dont j’ai parlé, nous leur avons donné la date du 8 février 2018 au plus tard pour qu’ils le détruisent et qu’ils quittent. Passé ce délai, nous serons obligés de le faire nous-mêmes.

Résultat de recherche d'images pour "seydou sana, le maire de karangasso vigué"Saïdou Sana, maire de KV

«Moi je suis pour les Koglwéogo»

J’ai appris la nouvelle faisant cas d’une exaction de Koglwéogo dans la commune. Deux jeunes, semble-t-il, ont été maltraités pour vol et une femme, dénudée également pour avoir volé un téléphone portable. Quand les réseaux sociaux disent que les autorités communales étaient présentes à la rencontre des Dozo, moi en qualité de maire, je démens cette information. Quant au vol du téléphone portable par une femme au marché de Diesso, je confirme cette information. Quand elle a volé le téléphone, c’est un monsieur qui l’a vue.Il lui a dit de restituer le téléphone, mais elle a refusé. Le monsieur a donc alerté les Koglwéogo qui l’ont conduite chez Mady Sawadogo, responsable des mossis de Diesso. C’est chez lui que la dame a accepté de remettre le téléphone. Je précise qu’elle n’est pas de notre commune. Elle était venue rendre visite à sa sœur. Alors comme elle a volé, le mari de sa sœur l’a renvoyée de chez lui, car dit-il, «Je ne peux pas héberger une voleuse chez moi». Dire que la dame a été dénudée, je dis non. Nous savons tous ici qu’une femme est sacrée et la dénuder publiquement est source de malédiction. Quand on dit qu’on ne veut pas de Koglwéogo, je ne comprends pas cette opposition. Le Dozo lutte contre les voleurs, le Koglwéogo également. Alors si les deux s’entendent, je me dis que cela profite mieux aux populations. Moi, je suis pour l’implantation des Koglwéogo, mais il faut que les deux parties se complètent.Express du faso

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