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Gestion du Fonds européen de développement :des concertations pour des projets bien exécutés


Les commissions de l’UEMOA et de la CEDEAO organisent les 8 et 9 mai 2018, à Ouagadougou, une réunion de concertation régionale sur la gestion efficace du Fonds européen de développement (FED).
Les Etats de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se préparent pour les 10ème et 11ème Fonds européens de développement (FED). Ils se concertent alors les 8 et 9 mai 2018, à Ouagadougou, pour la 5e réunion du Comité d’orientation stratégique (COS) des Programmes indicatifs régionaux (PIRs) du fonds prévu se tenir à Bruxelles, en Belgique, le 8 juin 2018. Cette concertation a lieu entre une cinquantaine d’ordonnateurs nationaux de 14 pays ouest-africains et régionaux du FED (UEMOA et CEDEAO). Pendant deux jours, ces cellules d’appui du FED vont partager les conclusions de la rencontre du Groupe de travail technique (GTT) tenue dans la capitale burkinabè les 3 et 4 mai derniers. La réunion du GTT prépare celle du COS à laquelle les Etats-membres de la région sont conviés. Selon le commissaire de l’UEMOA chargé du Département du marché régional et de la coopération (DMRC), Ibrahima Diémé, la présente concertation s’articule autour des réflexions sur la coopération économique. Il s’agit, a-t-il précisé, du partenariat entre l’Union européenne (UE) et les Pays Afrique-Caraïbes-Pacifiques (ACP) après l’accord de Cotonou. Ce partage d’idées, a ajouté M. Diémé, est également fondé sur les crises sécuritaires et alimentaires ainsi que la mise en œuvre des Accords de partenariat économiques (APE) intérimaires de la Côte d’Ivoire et du Ghana. Ibrahima Diémé a aussi rappelé qu’un Réseau ouest-africain des cellules (ROAC) a été mis en place, regroupant les cellules créées par les commissions de l’UEMOA et de la CEDEAO. Il a, alors, indiqué que le ROAC s’inscrit dans une vision d’améliorer la gestion des ressources du FED. Le commissaire de l’UEMOA a, par ailleurs, félicité les participants membres du ROAC pour la régularité, le dynamisme et la vitalité du réseau. Il a nourri l’espoir que les conclusions et recommandations ‘’éclairées’’ vont permettre de mieux préparer la prochaine rencontre du FED. La ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Rosine Coulibaly, a indiqué que cette initiative est partie du constat qu’il y a une faible complémentarité dans le suivi des projets et programmes nationaux et régionaux de l’UE.
Etablir un espace de dialogue
Ce cadre d’échanges va renforcer cette complémentarité dans les espaces UEMOA et CEDEAO, a souligné la ministre en charge de l’économie.
Elle a traduit sa satisfaction de voir se concrétiser ces concertations entre les ordonnateurs nationaux et régionaux du FED qu’elle a exprimées au cours du COS 2017. Elle a également remercié l’UE pour son appui ‘’constant’’ à la sous-région et au Burkina Faso à travers le FED. Quant à l’ambassadeur, chef de la délégation de l’UE au Burkina Faso, Jean Lamy, il s’est d’emblée réjoui de ce rendez-vous de partage des fruits du GTT sur le PIR UE-Afrique de l’Ouest. Pour lui, cette rencontre co-organisée par les commissions de la CEDEAO et de l’UEMOA est un évènement à saluer. « De toute évidence, cette rencontre est particulièrement opportune, compte tenu de la place centrale qu’occupent les autorités nationales et régionales dans toutes les activités de la coopération avec l’UE », a déclaré l’ambassadeur Lamy. Il a laissé entendre que ce conclave de Ouagadougou est une opportunité souhaitée, entre autres, pour renforcer les capacités sur le suivi des programmes régionaux avec l’UE. Le chef de la délégation de l’UE a rassuré la ministre en charge de l’économie que dans le cadre du PIR du 11ème FED, le Burkina Faso va bénéficier de 3, 5 millions d’euros (plus de 2 milliards de FCFA) du Programme de la gouvernance des transports en Afrique de l’Ouest. Il va également être mis à la disposition de l’Etat burkinabè, 7,5 millions d’euros (Près de 5 milliards de F CFA) du Programme compétitivité phase II, etc. De l’avis de Jean Lamy, à l’issue de cette concertation, les autorités régionales et nationales devraient établir un espace de dialogue permanent.Sidwaya
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